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 Le poids d'un mot

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Kenaï Denahi

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MessageSujet: Le poids d'un mot   Lun 15 Aoû - 1:31

Aussi loin qu'il se souvienne, Kenai ne s'est jamais pensé courageux. Grimper dans un grand arbre vascillant pour aller récupérer un ballon perdu, affronter un contrôle de math alors que la soirée de la vielle était une soirée d'adolescent qui laisse les oreilles encore bourdonnantes au réveil, braver la pluie pour un entrainement de basket : tout ça, ce n'est pas du courage à ses yeux, c'est sa vie. Il a toujours grandit comme ça, alors pourquoi se penserait-il courageux ? Ce serait comme dire à une personne qui est née dans la jungle qu'elle est courageuse en ne fuyant pas les serpents ; pour elle, c'est naturel.
Ce sont les choses nouvelles qui demandent du courage, et pour les choses nouvelles, Kenai n'a jamais été courageux.
Sinon, ça ferait bien longtemps qu'il aurait osé dire à Milady que la façon dont elle se cambre lui donne un air d'autruche, et surtout, ça ferait bien longtemps qu'il aurait dit à Cassie que si il ne fait que la regarder, ce n'est pas parce qu'on ne voit qu'elle avec ses cheveux violets mais parce qu'il n'a envie de regarder personne d'autre.

C'est à Cassie que pensait en ce moment Kenai, affalé sur sa table d'école, la trousse renversée au sol sans même qu'il n'ai daigné à la ramasser. Il était bien trop prit dans ses pensées, ignorant même les remarques du chétif professeur de mathématique remplaçant qui avait finit par ne plus relever l'ignorance du garçon, surtout parce qu'il a remarqué que s'ill continuait à le réprimander, il s'attaquerait à l'une des têtes de gondoles de cette classe.
Cette classe était celle ou était Kenaï, Mickaël, leurs deux autres compagnons dont les noms ont été effacés et remplacé par la vulgaire appellation de "Paulo" pour chacun, Cassie et sa soeur, l'une des moutonnes de Milady, Stessy l'intelligente brunette à lunette qui bégaye dès qu'un garçon lui adresse la parole et Virgil le fayot qui fait les devoirs de maths en échange d'une invitation en soirée. Voilà tout ceux dont Kenai sait quelque chose. Pour le reste, ce ne sont que des visages vaguements familiers dont il ne se rapellera jamais le nom ni quoique ce soit d'autre. Là est un point des populaires : tout le monde te connais, mais tu ne connais personne.
Peu importe, il n'a pas besoin de connaître tout le monde. Ni que tout le monde le connaisse d'ailleurs, mais ça, encore une fois, il n'y pouvait rien.
La popularité est une chose qui lui a collé à la peau dès le jardin d'enfant, alors que lui et son cousin éloigné, Mickaël, étaient les deux garçons les plus regardés. Beaux et sportifs, l'un blond et l'autre décoloré, les deux ayant des oreilles pointues bien que le blond ai les siennes plus saillantes, le décoloré bénéfiçiant en retour de petits crocs arrondis et mignons. Le sourire charmeur, l'air un peu idiot. Voilà ce qui les a trainés dans la case "populaire". Kenai ne s'en plaint pas, il aime sa popularité, elle lui donne des privilèges non négligeable dont il ne se lassera jamais. Les compliments sur ses exploits sportifs, les places gardés à la cafétéria, les petits mots d'amour dans le casier et les sourirs dès son arrivé le matin. La vie de populaire n'a définitivement rien d'horrible.

Maintenant qu'il cours vers ses seizes ans, un âge qui ne fait que le rendre plus beau et populaire encore, Kenai à des phases de remises en question. Il n'a jamais été très psychologie, mentalité et autres labyrinthe cérébrales, mais il sait que quelque chose est différent en lui depuis un certain moment, et il sait à cause de quoi, ou plutôt de qui.
L'accolyte de Kenaï à toujours été Mickaël, tout le monde le sait sans même connaître leurs histoire. Ils n'en ont pas vraiment en fait, d'histoire. Ce sont simplement deux enfants qui ont grandis ensemble, qui ont choisit de se serrer les coudes pour être des amis en plus de la famille. Deux garçons beaux, cool et dans le vent. Ils ne pouvaient que s'entendre et former un duo phare. Kenai c'est mit au basket avant Mickael, et celui-ci à finit par le rejoindre, parce qu'il y a toujours eu entre les deux garçons une compétition sportive amicale mais bien présente. Les matchs n'étaient jamais "équipe 1 contre équipe 2", c'étaient des "Mickaël contre Kenai", l'un et l'autre luttant pour la victoire. Un gentil combat de coq qui a toujours existé.
Les Paulos sont ensuite intervenus, par dépit. Ils ont été piochés dans le tas en primaire et, bien trop heureux pour dire quoique ce soit, ils ont endossé le rôle des moutons suiveurs, luttant eux aussi pour avoir une vraie place dans le duo qui n'avait en fait jamais eu l'intention de laisser qui que ce soit y entrer. Kenaï à toujours vécu comme ça, alors il n'a jamais trouvé ça égoïste ou déplacé. Même aujourd'hui, il vous rira au nez si vous veniez à lui dire que ce qu'il a fait n'est pas forcément bien. Ca lui allait à lui et ça a toujours été à tout le monde. Aucune personne ne lui a jamais rien dit sur son comportement, pourquoi aurait-il à le changer ?
Les cours prit à la légères, les soirées alcoolisés réservé aux populaires chez Mickaël, les matchs par centaines et la compagnie des filles, voilà à quoi se résumait l'existence de notre adolescent jusqu'à un certain moment. Mais quelque chose a été différent, depuis deux ans.

Si on lui demandait, lui-même ne saurait dire pourquoi c'est elle qu'il a choisit. Après tout, ce serait mentir de dire qu'il n'avait pas le choix Peut-être est-ce son esprit de compétition qui l'a poussé à choisir celle qui ne lui décrochait pas un regard, peut-être est-ce simplement une sorte de coup de foudre, quoiqu'il en soit, c'était elle et pas une autre.
Kenaï n'a jamais parlé de ça avec son accolyte, lui ayant une vision des filles bien différente de la sienne et le temps passant n'arrangeant rien. Mickaël collectionait les filles et avait Milady sous le bras en cas d'ennui, mais Kenai n'a jamais voulut entrer dans ses magouilles. Pourtant, il aurait pu suivre son ami lorsque celui-ci venait le retrouver, en soirée, pour lui glisser à l'oreille que des filles étaient toutes ouvertes dans les chambres du haut. Mais au lieu de ça, il a juste eu de la pitié pour ces filles, du mépris, du dégout.
La seule personne a qui il ai avoué son attirance folle pour cette dite fille, c'est à Céleste, la soeur de celle qui l'attirait. Il ne se souvient plus à quel occasion il le lui a dit, ni même pourquoi il avait eu tant confiance en elle pour le lui dire sachant qu'ils étaient bien loin d'être amis, mais l'avoir dit a quelqu'un l'avait comme délivré de quelque chose. Mais ça n'avait fait que le rendre encore plus vrai, il était bel et bien attiré par  Cassie. Lui, Kenai, le garçon cool qui se fou de tout, le petit beau-gosse qui était le premier à dévoiler son corps à la plage, le voilà qui craque pour une fille qui n'a rien de sulfureuse, séductrice ou même ouverte. Peut-être que c'est ça qui lui a plut. Il a toujours cotoyés des filles légères, un peu trop libertines et beaucoup trop superficielle. Cette demoiselle bonbon au regard émerveillé était une nouveauté, quelque chose de différent.

Cassie et ses cheveux qu'il qualifierai innocement de "violet", Cassie et ses yeux "bleu-gris-on-sait-pas-trop", Cassie et ses joues, Cassie et son rire. Rien qu'en y pensant, il ne pouvait s'empêcher d'avoir un sourire niai.

Nous savons tous ensuite qu'il a essayé d'attirer son attention, sans succès. Mais il était bien loin d'avoir fait de son mieux. A l'époque, il était attiré mais sans plus, il la cherchait sans la chercher. C'est un garçon qui préfère rire et s'amuser plutôt que s'enteter, alors il laissait les choses faire, la regardait quand l'occassion lui était donné sans en faire plus. Mais cette année, ils se sont retrouvés dans la même classe. Tous. Lui, Mickaël, Céleste et Cassie. Les deux Paulos ont même été rapatrié grâce à des lettres des parents faits au proviseur, prétextant que pour leurs activités sportive commune, ils devaient être dans la même classe comme il a toujours été. Un demi-mensonge.
Kenai la voyait tout les jours, sans exeption. Vous imaginez comme ça n'a fait qu'accroître son attirance déjà bien présente. Il riait à ses maladresses, l'admirait lorsqu'elle levait la main pour répondre. Sans jamais savoir pourquoi elle. C'était elle, c'est tout. C'est ce qu'il dirait aujourd'hui, en haussant les épaules avec un sourire malicieux et charmeur.
Leurs relation a évoluée durant cette année, et ils étaient obligés de toute façon. Il faut dire que Céleste aimait beaucoup mener des opérations afin qu'ils se retrouvent l'un à coté de l'autre, ou même juste se croisent dans les rangs. Ce genre de manigance ne faisait qu'amuser nôtre elfe qui prenait son rôle à coeur, tout en gardant son humour et son manque de tact qui lui ont valut des remarques bien glissantes. Mais peu importe, ils étaient définitement binome de chimie et voisin de maths, grâce à la magie du plan de classe.
Alors qu'au départ, il avait été incroyablement génée qu'elle soit à côté de lui, son assurance à vite reprit le dessus et il a engager les conversations par des petites phrases bateaux comme "tu comprends quelque chose?". Kenai à le contact facile, il aime parler et plaisanter, le tout avec une légereté déroutante, frolant parfois le je m'en foutisme humoristique. Ces conversations impersonnelles sont devenus ensuite un peu plus chaleureuse, on crée forcément des liens avec son voisin de table, et presque aussi rapidement, les chamailleries ont commencés. Kenai est un garçon follement taquin, qui aime titiller gentillement et se moquer dans la limitte de l'acceptable. Avec elle, ça ne se résumait qu'à des "je prend ta trousse pour la cacher", "je pique ton stylo", "je te file un coup pour que tu dérapes en écrivant", et c'était vraiment quelque chose qui lui plaisait, ce jeu constant. Il avait même finit par se dire qu'ils pouvaient bien simplement rester amis, puisqu'il n'avait jamais tenté de séduction directe bien que parfois, des phrases telles que "ça te vas bien" ou "j'aime bien ton.." lui avait échappé avant qu'il ne se reprennent et termine par une boutade. C'était ça, leurs relation, et il s'en était pleinement contenté.
"Ton parfum il sent quelque chose que je connais ! - De la ceriZe !-.....ouais de la ceriZEEEE ! :')", "Pourrais-Ze avoir le capuSSon de ton SStylo PrinceSSE de la Zencive Poilue ? Le mien est caSSé". Il se remémore avec le sourire chacun de ces petits moments peut-être anodin pour elle, mais tellement important pour lui.
Parfois, ils avaient des discussions sérieuses, et c'est dans ses moments là qu'il a pu lui dire qui il était et d'où il venait. Oui vraiment, il ne c'était jamais lassé d'eux et ne c'était jamais dit qu'il voulait faire bouger les choses, bien trop heureux qu'il y ai déjà quelque chose.
Même son amour "caché-non caché" pour Mickaël, il s'en moquait et ne la jamais prit au serieux. Au contraire, il lui arrivait parfois de se mettre à être heureux pour elle lorsque Mickaël lui souriait pour x ou y raisons. C'était simple, tout ce qui la faisait sourire le faisait sourire, et Dieu sait à quel point il aime sourire.

Et a quel point il l'aime, elle. Il le sait maintenant. Il l'a toujours su secrètement mais ça c'est révéler d'autant plus véritable il y a quelque jours.
Kenai s'en souvient encore, et c'est d'ailleurs à ce passage qu'il pensait, la tête dans les bras et le visage presque collé à sa table.

Il revenait de son option "Physique et métabolisme des races", une option qu'il a depuis trois ans et qu'il a choisit pour pouvoir étudier le corps de ceux qui pourraient constituer des adversaires pendant les matchs. Cette option le séparait de sa classe, mais il était toujours avec Mickael bien évidemment. Les deux garçons étaient ensemble à ce moment là, ils se dirigeaient vers la cafétéria le pas pressé, la faim les atteignants. Kenai se souvient de tout, de l'odeur de son nouveau parfum, du sweet capuché gris chiné à manche longue légèrement moulant qu'il portait, assortit à son jogging noir serré et ses baskets de sport noires. Il était habillé sport pourtant cet assortiement ressemblait à une tenue de tout les jours. Il avait son sac à dos qu'il tenait non-chalement, ses cheveux en bataille qui lui tombaient sur son visage qui était très souriant, ce jour là. Mickaël et lui étaient presque assortie, lui ayant plutôt adopté un jogging blanc et un tee-shirt noir. C'était sobre, mais Kenai savait qu'il aimait s'habiller comme ça parce que ses abdos dessinés ressortaient à travers le fin voile de tissus du tee-shirt, et Mickaël ne manquait jamais une ocassion de montrer ses abdos.
Tout les deux riaient à une chose débile, certainement étaient-ils en train de se moquer de la façon dont le professeur avait du mal à ravaler sa salive. Toujours est-il qu'ils ont finit par tomber nez-à-nez avec le tableau d'affichage, ou était affiché une feuille jaunâtre qui parlait de la réunion du comité des élèves pour prévoir les sorties et soirée à venir, ou plutôt : la sortie au musée et le bal de l'Hiver.

Wow ils s'y prennent hyper tôt cette année.


Il avait plus dit ça pour parler qu'autre chose, mais c'est vrai que le dit bal devait être célébré dans quelques mois, pas avant. Son ami avait juste haussé les épaules, pour répondre en ricanant.

Qu'est-c'que ça peut me faire ? Tu te souviens du dernier bal, ça avait finit en soirée improvisé dans l'terrain, c'était terrible !

Les souvenirs avaient prit de cours Kenai qui avait éclaté de rire, repenssant a l'un des Paulos qui vomissait ses tripes et la pauvre Lucie qui avait du se racheter un nouveau sac. Evidemment, Mickaël l'avait suivit dans son fou-rire.
Ils sont resté un instant à rire, mimant des gestes pour se remémorer l'un et l'autre la tête du pauvre malade, puis ils se sont assagit en séchant leurs larmes naissantes.

Oh putain j'oublierai jamais. :')

Tu vas y aller avec qui toi, cette année ?

Tu veux savoir pour chercher à faire mieux ?

Si t'y vas avec Milay', j'aurai cas prendre la concierge et c'est gagné d'avance.


De nouveau, les deux garçons avaient éclatté de rire en pensant à la vielle dame un peu rondouillette. C'était en fait une journée bien normal pour les deux beaux-gosses de l'école, rien de bien nouveau que des rires, de la moquerie et des réponses aux sourirs naïfs des filles. Ah les filles, elles éspéraient tellement qu'ils viennent les voir pour dire "tu es celle que j'attendais" avec les yeux remplis d'étoiles. Mickaël l'avait fait, une fois, avant de lui éclatter de rire au nez. Pauvre fille dont il ne saurait jamais le nom, repensait Kenai.

Non sérieux, j'sais pas encore mais j'ai l'choix, et toi?


C'était vrai, l'un comme l'autre avait le choix. Mais pour Kenai, le choix était fait. Il ne sait pas pourquoi mais sur le coup, il eu du mal à le dire sincèrement, préférant hausser les épaules pour laisser un moment, faisant croire qu'il l'ignorait lui aussi, avant de finalement reprendre.

J'pense que je vais emmener Cassie.

Il avait été hésitant, c'était la première fois qu'il prononçait son nom avec lui. Jamais il ne lui avait parlé de leurs chamailleries en cours, ni du petit bonheur que ça lui procurait. Même en disant ça, il avait tenter de garder un ton neutre, comme si il avait dit ce prénom presque au hasard. Il avait évidemment vu le regard de son ami se tourner vers lui, la bouche pincé comme si il l'attendait pour qu'à nouveau ils éclattent de rire à l'unisson. Comme si c'était une blague, et elle semblait bien plus drole que celle de la concierge vu le regard de Mickaël. Mais Kenai n'en fit rien, il resta neutre et naturel, laissant un blanc presque génant s'installer. Son cousin éloigné lui empoigna l'épaule rapidement pour le secouer un peu et lui balancer :

Attend t'es serieux la ? On parle bien de la même ?

Le terrain qui s'annonçait s'avérait bien plus que glissant. Kenai venait de comprendre pourquoi il n'avait jamais rien dit à Mickaël, c'était pour ça.
Mickaël à toujours eu un idéal féminin ouvert, du moment qu'elle étaient belle et bien faites. Il n'était sortie qu'avec les plus belles de cette école, il se moquait des autres, et dans tout les sens du terme. Ce certain mépris, Kenai ne l'avait pas sans savoir pourquoi. Pour lui, Cassie vallait mille fois toutes celles que son cousin avait embrassé. Mais il avait toujours su que sur ce point, les deux cohéquipiers ne s'entendrait jamais.
Sauf que Kenai est un garçon très protecteur quand il s'agit de ça, il peut rapidement prendre la mouche et s'en trouver obliger de défendre sauvagement. Il a inconsciemment toujours imaginer la scène exactement comme elle se passait : Mickaël se moquant de Cassie. Les issues imaginés étaient tout le temps les mêmes : il lui sautait au cou et le frappait. Il en serait capable un jour, vraiment, mais pour l'instant il laissa son cousin l'ocassion de ne rien dire de plus, restant lui-même silencieux.

Non mais..c'est juste que j'savais pas que tu aimais le boudin.


Peut-être qu'elle était arrivé avant, peut-être après, mais dans tout les cas elle avait finit par l'entendre. Et ça Kenai ne l'apprendrait que plus tard, bien plus tard.
Pour l'instant, il avait simplement resserré ses poings, tordant la lanière de son sac. Il ne souriait plus, il serrait la machoir et grinça entre ses dents un net :

La ferme.

Allez tu déconnes là, tu te moques de moi c'est ça ? J'peux pas te croire Ken, dit toi que tu devras l'emmener en grue et pas en limousine !

Mickaël ne cessait plus de rire à ses propres idioties. Si ça avait été pour une autre fille, ou même la concierge, Kenai aurait aussi rit avec lui. Mais là, il ne riait pas, vraiment pas.

La ferme Mick, tu peux pas juste la fermer ? Viens pas me dire ça alors que la seule fille que t'a touché c'est Milady putain.

L'elfe blond était resté quelque seconde silencieux, cherchant certainement ou était l'insulte dans cette phrase en vain, mais il finit par reprendre. Le ton neutre mais les yeux pret à exploser de rire. Il passa son bras autour du cou de son accolyte un peu brutalement et prit son ton le plus moqueur.

Excuse moi mec, serieux. T'es mon pote alors tu peux aimer toutes les grosses que tu veux, j'men fou.

Kenai n'avait pas relevé cette remarque, retenant ses dents de ne pas se casser tant il serrait sa machoire. Voila ensuite que Mickaël se mit à chantonner.

Ken aime le boudin, Ken aime le boudin.

Il continuait, lourdement. Kenaï se souvient de lui avoir chanté la même rengaine, lorsque Mickael était venu le voir l'air victorieux, lui annonçant son dépucelage avec Milady, ce à quoi l'elfe des glaces avait chanté un "Mick il aime les putes". C'était peut-être une vengeance, peut-être pas. Quoi qu'il en soit, Kenai c'était resignée à se taire, regrettant de ne pas avoir suivit son premier instinct qui a été de mimer l'ignorance.
Il aurait pu continuer à marcher avec son boulet sur l'épaule encore longtemps, si il n'avait pas vu cette masse de cheveux violette. Peut-être qu'elle était là, peut-être pas. Peut-être qu'il avait pensé si fort à elle à ce moment là, priant pour qu'elle n'entende rien, que son imagination lui avait dessiné un mirage. Que ce soit vrai ou pas, Kenai avait mit toutes ses forces pour repousser son ami qui, plus que surpris et déséquilibrés, partit s'écraser le dos contre les casiers. Kenai ne c'était pas retourné et il avait suivit ce qu'il avait vu pendant quelque secondes, cherchant à aller la voir; Il ne saurait ce qu'il lui aurait dit si elle c'était retrouvé devant lui, mais il savait juste qu'il devait aller la voir si elle avait entendu.

Voilà tout ce dont il se souvient, là, sur sa table.

Les jours sont passés et Mickaël a complètement oublié cet épisode, tout était revenu à la normal, rien n'avait été serieux. Kenai n'avait évidemment pas trouvé Cassie ce jour là, ni les jours suivants. Il s'attendait à la voir en rentrant, au début de l'heure, mais il avait trouvé sa place désespérément vide. Comme il s'en voulait. Il avait bien essayé de parler à Céleste, mais celle-ci était bien trop différente, occupée et presque froide. Celon les échos,elle avait ses propres problèmes amoureux. Kenai n'a donc pas cherché. Il avait demandé à quelques filles de la classe si l'une d'elle avait le numéro de Cassie, se moquant de passer pour un garçon demandeur pour la première fois de sa vie, il voulait juste la voir. Même l'apercevoir dans les couloirs, voir qu'elle souriait ne serait-ce qu'un peu, et il serait soulagé.
Mais il ne l'a pas vu, pas une fois. Elle avait simplement disparue de la circulation. C'était comme si sa petite fée avait disparue dans un autre monde.
Un derniers espoir c'était dessiné en lui, il allait faire ce qu'il avait vu dans les films, pas plus tard qu'à la sonnerie.

Lorsque celle-ci retentit, il fit signe à ses amis de partir, il les rejoindrait. Ils ont obéis sans poser de questions alors que Kenai se dirigeait vers le bureau du professeur. Il venait de se rendre compte qu'il était plus grand que lui, en taille, ce qui lui esquissa un petit sourire qu'il rattrapa aussitôt. Il demanda à son professeur si il pouvait prendre les feuilles, devoirs et autres qui étaient destinés à Cassie. Il savait que sa soeur ne l'avait pas fait, et c'était une occasion de la revoir. Le professeur ne rechigna pas et lui donna le tout, un paquet de polycopié d'exercices et de cours photocopiés eux aussi. Elle n'avait pas manqué beaucoup de jours, mais le professeur avait cette manie de leurs faire écrire des romans.

Il avait l'intention de se pointer chez elle, la bouche en coeur, avec ses feuilles. C'est ce qu'il voulait faire. Mais il ne le fit pas avant la semaine suivante, trouvant un prétexte comme "olala il est trop tard", retardant de jours en jour. C'est surtout qu'il avait peur, peur de passer pour un imbécile, peur qu'elle le regarde comme si elle ne se souvenait pas de lui. Il ne pourrait pas le supporter, cette fois.
Il allait récupérer d'autres feuilles les jours suivants, mais elles ne faisaient que s'entasser sur son bureau jusqu'à ce qu'ils les classent, les surlignent et les trie dans une pochette, bien plus soigneusement qu'il ne l'avait jamais fait pour lui, qui a ses cours sur des feuilles volantes un peu partout dans sa chambre. Il avait prit du plaisir à le faire pour elle, vraiment, même si il doutait qu'il irait lui donner un jour.
Mais les jours passaient et elle n'était pas là, il n'avait plus d'autre choix. Voir sa place vide à côté de lui, ça l'agaçait bien trop.

C'est ainsi qu'il a marché jusqu'à la maison de Wandy Grim, qu'il connait parce qu'elle est la vendeuse du magasin de vêtement et aussi parce que dans ce vilage, tout le monde se connait. Il avançait, et même si il ne se l'avouait pas, il était effrayé. Pas courageux, je vous l'ai dit.
Pourtant, il c'était motivé devant son miroir, avait prit la pochette, c'était même remis un peu de parfum sans savoir pourquoi. Il n'avait jamais loupé un match, il avait affronté des joueurs plus grands et costau que lui mais n'avait fait que rire,  pourquoi aurait-il peur d'une fille ?
Mais il avait peur, peur qu'elle le rejette, qu'elle l'ai oublié, qu'elle pense que lui aussi chantait la chanson. Il avait peur d'un peu tout ça. Mais ses jambres avançaient toutes seules jusqu'à ce qu'il se retrouve devant la porte. Il frappa. Ses coups n'étaient pas discret ni hésitants, il restait quand même Kenai, l'hésitation ce n'est pas son truc. Il attendait que quelqu'un vienne lui répondre, il fit quelque pas en arrière et appella.

Cassie ?

Il resta a attendre,mais ne pu garder le silence plus longtemps.

Cassie c'est Ken, tu..tu te souviens de moi ? J't'apportes tes devoirs et tes cours et tout, et j'aimerai bien que tu..bah sortes.

Il grimaça, c'est fou comme il avait du mal à s'exprimer sous le coup de l'anxiété, il se fit même rire lui-même. Il se trouvait ridicule.
"Allez Cassie, te fais pas attendre et sort un peu histoire que je sois rassuré, même juste dit moi d'aller me faire voir je m'en fou". C'est ce qu'il avait envie de lui dire, mais au lieu de ça il gardait le silence et la pochette fermement dans ses mains.
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MessageSujet: Re: Le poids d'un mot   Lun 15 Aoû - 15:52

Et contrairement à notre elfe du dessus, Cassie n'a rien d'une fille populaire. Une fille qui aime se faire remarquer de part son entêtement à customiser son uniforme scolaire avec des accessoires dit "kawaii" tel que des mini peluches, des badges de toutes formes, de grosses guêtres par dessus ses chaussures, et ses cheveux qu'elle arrange toujours pour que l'on ne voie qu'elle, petite glace mauve décorés de vermicelles sucrés.
Contrairement à d'autres personnes qui s'habille "gothique", "pin-up", et j'en passe parce que "c'est eux" c'est "leur identité et qu'ils ne peuvent passer à côtés", Cassie, en plus que ce gros côté fairy kei soit "en elle" est aussi là pour se faire remarquer, et elle ne le nie elle-même pas. Ce n'est pas qu'elle veux faire parler d'elle ou devenir, justement, populaire, mais plutôt que c'est ça façon d'être: se faire remarquer sans aucunes raisons précises. Il faut dire que Cassie est un petit mélange entre Noor et Céleste aussi: adorable, mignonne, gentille, serviable et enjouée comme sa soeur mais quelque peut... Rebelle et cherchant l'adrénaline en multipliant ses bêtises comme son meilleur amis. Non, elle n'est pas une enfant (très) sage, et HO !! Elle s'est déjà pris attention DEUX HEURES DE COLLES !! C'est un voyou notre petite fée arc-en-ciel, eh !
En plus d'avoir un style bien... aveuglant et se retrouvant dans un désordre organisé, elle a une voix particulière qui porte très bien, si bien que ses rires s'entendent à des kilomètres à la ronde, ses chuchotements paressent parlés et son parlé parait être hurlé.

Etant malgré tous studieuse, ayant d'assez bonnes notes - l'année dernière elle avait finis son troisième trimestre avec une moyenne de 14,76, soit moins qu'en début d'année avec 16, 57 mais bien au dessus de son cousin hé-hé-hé ! - elle peut donc se permettre de faire partie d'un bon nombre de club tel que le club de jardinage - Cassie adore les plantes et et les fleurs, pourquoi ne pas devenir fleuriste plus tard ? - le club de couture et tricotage en tous genre - pour faire ses propres vêtements et des cosplay ! - le club d'art - parce que dessiner des bonhommes patates à 14 ans c'est pas la classe ! - et le club symphonique - la trompette c'est le meilleur instrument du monde yep ! -
Elle sortait justement du club symphonique avec des amis y faisant également partis - bah oui, vous croyais que ses seuls amis étaient sa bande composés de sa soeur, son cousin, Noor et Adrien ? Rêvez pas hein, elle n'est peut-être pas populaire mais elle a un cercle d'amis assez important pour quelqu'un de son... envergure.
Elle rigolait en coeur avec eux, balançant son instruments au rythme de ses pas en avant et en arrière.
De quoi riaient-t'ils ? Aucunes idées, ils étaient heureux, à fond dans leurs blagues et dans leurs délires.
Ce qu'il y avait de drôle dans ce petit groupe de musiciens, c'était que trois filles (ils sont en tous 8 dans ce groupe d'amis sur une cinquentaine de musiciens) se complétaient terriblement bien avec leur prénoms, si bien qu'on les appelait "la coupe de fruits" pour les désigner: il y avait Cassie, déjà, Pomme, et Cerise.... N'est-ce pas ironique ?
C'est Pomme, la plus vieille du groupe, âgé de 19 ans, typée eurasienne aux cheveux blond méchés bruns, yeux noisette, taille et corpulence moyenne qui poussa la porte du couloir de l'escalier menant aux clubs pour ainsi se rendre dans le hall et regagner leurs habitudes quotidiennes avec leurs amis respectif pour l'heure du déjeuné. Adrien, comme Cassie, à son propre cercle d'amis en plus du petit groupe de 5, composé de baba cool, hippie et hipster décontracté, vivant pour la même philosophe: peace and love. Pourquoi je dis ça ? Parce qu'en voyant comment Pomme est fringuée, vous devinerez de suite qu'elle est une très bonne amie à Adrien, le genre gypsy, habillée d'une très longue jupe blanche, d'un haut ressemblant à une chemise à manche courte de gitane, des bijoux en turquoise, ses cheveux arrangés en un chignon n'importe-quoi mais qui à une esthétique particulière. Elle sent la cigarette froide et peut-être un brun de substance non-identifiée. Une jeune femme très gentille, un peut à l'ouest mais une perle, une vraie perle ! Si aujourd'hui elle ne porte pas son uniforme, c'est qu'elle n'a au fait pas cours, mais ne voulais surtout pas rater un entrainement à la harpe.


A demain Pomme ! >w<

Salut les copains ! On se téléphone, Tournesol !

"Tournesol" c'est le surnom qu'elle a donné depuis l'âge du temps à une autre fille du groupe dont le véritable prénom semble avoir échappé à tous le monde. Cassie comme les autres de ce petit groupe d'amis musiciens se doute que quelque chose se trame entre la harpiste gitane et la violoniste, l'une étant lesbienne, l'autre bisexuel.

Haa c'est beau l'amour ! :3

Parlons d'amour, voilà ton gens, Cassie *3*

Hein ? *^*

Cassie, machinalement, retourna sa tête vers deux garçon qui ricanaient joyeusement ensemble devant le panneau d'affichage. Elle fut d'abord prise d'un coup de chaud lui changeant ses joues rosées en joues rouges, ayant sortie un petit "gloups" surpris et très... Fangirl dirais-je avant de se retourne vers Anthonio, un Italien de naissance, lui aussi trompettiste. Elle le tapait d'une manière bien Cassisienne et se retenant de crier.

AH NON MAIS N'IMPORTE QUOI ANTHONIO ! >w< Tu dis vraiment n'importe quoi ! >w< C'est pas mon amoureux, Z'ai pas d'amoureux moi ! >w< Olala tu dis vraiment que du caca ! >w<

De toute façon, même si elle voulait se faire croire que c'était encore qu'un secret entre sa soeur et elle, elle savait que depuis un an ou deux... Voir plus, que la plupart des gens savait qu'elle avait un cruch pour Mickaël, le beau Mickaël alias Titi. Mais, après tous, qui, quelle fille normalement constituée resterais indifférente à sa beauté ?! Bon, là on parle bien du point de vu de Cassie, n'est-ce pas.
Le petit groupe s'est mis à rigoler au nez de Cassie qui n'en faisait pas moins de son côté. Elle savait qu'elle n'avait aucunes chances avec lui mais, bon, on peut bien rêver non ? Pourquoi elle plus qu'une autre après tous ?

Le petit groupe de musicien se dispersa alors petit à petit, ne laissant plus que 8, 6, 5, 3, puis 2 membres.
Anthonio était amoureux de Cassie, depuis le début de l'année dernière avant qu'il ne se rende compte qu'il n'avait pas de chance contre le fangirlisme de cette boule de glace sur le beau gosse aux cheveux de blé. Il ne cache pas encore l'aimer un peut, mais il s'y est fait une idée.


Tu vas rester là à le regarder pendant longtemps ? :')

Zusqu'à ce qu'il s'en aille ! *^*

Il rigola. Elle se cachait pour l'observer discrètement. Elle souriait tellement bêtement, se comportait comme une enfant, ce tableau l'a rendant si innocente et adorable. L'italien resta avec elle un instant avant de se rendre compte de l'heure qu'il était et de déclarer que ses amis l'attendais sûrement et qu'il devait réviser le contrôle de français.
Il y avait du monde dans le couloir ce qui l'a camouflait un peut... Ou pas du tous mais elle le pensait. C'est surtout qu'elle faisait moins "coucou je suis là toute seule à vous regarder comme une cruche"
Elle essayait tant bien que mal à entendre ce qu'ils se racontaient, mais avec le brouhaha générale, ce ne fut pas une mince affaire.
Elle s'approcha d'avantage, déterminer à SAVOIR ce qu'il disait à...
QU'EST-CE QU'IL FAIT AVEC TITI LUI ?!!

Lui, c'est son coéquipier de chimie et son voisin de table en maths. Avec lui, elle s'amuse tellement qu'elle n'écoute que le dixième du cours, soit le "bonjour" du professeur avant de chahuter avec lui. Oui, ce camarade, elle l'apprécie, il est drôle, gentil bien que peut-être un peut prétentieux, mais il ne présente pas une menace quelconque pour elle.
Elle n'ose pas le dire, mais elle n'a jamais sut son prénom... Elle s'est pourtant dit une ou deux fois qu'il faudrait peut-être qu'elle fasse un effort pour le connaitre. Lui le connait, son prénom, il l'appelle "Cassie". C'est peut-être même un des seul à l'appeler "Cassie" et pas "Cassiopée" qui est son véritable prénom soit dit en passant.
Elle savait que cet elfe fais partie de la gente populaire de l'école.... Mais au même rang que Mickaël ?!!
A ce moment, elle se demanda s'il n’allait pas la balancer à Titi. Elle ne c'était jamais rendu compte que cet elfe était le partenaire de toujours de son Titi chéri. C'est vrai que son elfe à elle a un partenaire de jeu, elle le sait oui mais elle ne c'était jamais rendu compte que c'était lui !
Elle se sentie soudainement mi honteuse, mi privilégié d'avoir noué une relation amicale sans plus avec ce... AAARG ! Mais quel est son nom ?!

Pendant qu'elle rougissait de honte, elle entendu son prénom. "Cassie". Qui venait de le dire ? Titi ou lui ? Elle ne s'en était pas rendu compte ! Pourquoi n'as tu pas écouté Cassie, pourquoi ?!
Elle se concentra d'avantage. Le brouhaha était encore présent et pourtant, elle a réussis à ne se focaliser que sur la conversation des deux garçons , faisant abstraction de la conversation des deux filles près d'elle parlant de maquillage.

Le prochain à perlé était Mick, demandant à... "le presque inconnu" s'il était sérieux. Elle fut alors mise au parfum: c'est monsieur "Link délavé" comme elle l'appel parfois qui venait de prononcer son nom. Pourquoi ?! Pourquoi as-tu dis "Cassie" toi ?!
Etrangement, Cassie avait donner son attention autant à Link normal qu'à Link délavé alors que jusqu'ici c'était toujours le premier, uniquement le premier. Elle remarque alors l'expression grave de l'elfe aux cheveux blancs, l'air rieur de l'elfe aux cheveux blond. L'association avec son prénom prononcé dans le camps adverse en plus n'était pas anodin et Cassie n'est pas idiote: elle était littéralement en train de se faire descendre par celui qu'elle aimait. Pourquoi ?
Franchement, elle ne pensait qu'à lui, même pas lle releva véritablement que l'autre elfe semblait prendre sa défense. Il faut dire qu'au fond, elel se demandait encore pourquoi il avait prononcé son nom, n'ayant entendu que son dit nom et non pas la phrase entière - ou alors elle aurait parfaitement compris. Elle pensait donc que son camarade l'avait balancé tous simplement. Elle était tellement en colère après lui ! Mais ce n'est pas le plus important, non, ce que s'apprête à dire son elfe, CA c'est plus important, enfin !
Mais alors que ces dit mots furent prononcés, elle les reçus comme un coup de poignard en plein coeur, le brisant en de minuscules morceau impossible à recoller, l'écrasant, le broyant, le réduisant en une poussière bonne à mettre à la poubelle.
Cassie est ronde de morphologie. Elle le sait, elle l'a toujours été et je pense bien que c'est sa morphologie naturel. On ne peut pas imaginer une Cassie mince comme sa soeur, Cassie, elle est belle comme elle l'ai là. Sa mère a toujours essayé de lui prescrire des régimes. La fairy Kei en riait et allait se plaindre ironiquement à son oncle qui râlait à chaque fois: Doan a toujours trouvé sa nièce magnifique ainsi - peut-être aussi est-il jaloux de ses quelques kilo en trop, lui étant son opposé, pas extrême, mais tous de même - de plus, Cassie s'est toujours trouvé très bien ainsi, détestant qu'on lui dise "ho, n'aurais-tu pas maigris ?" ses généreuses hanches, ses bras potelés, ses bonnes petites joues gourmandes, elle adore tous ça, tous chez elle ! Elle s'aime et s'assume, parfois se mettant à courir d'un coup dans le couloir quand une palanqué d'élèves se bousculent les uns aux autres pour passer, hurlant "ATTENTION, CONVOIE EXEPTIONNEEEEEEEEL !" afin de créée une allée d'honneur pour "éviter de se faire écraser par Cassie le gros boulet". Ca l'a fait tellement rire, se moquer d'elle-même, l'auto-dérision... Cassie a toujours eu une force de caractère qu'elle doit à sa mère, mais tous en restant très passive comme son père.
Pourtant, ce n'est pas comme si elle mangeait beaucoup ! Le problème c'est qu'elle mange peux... Mais pas bien. Mais sa santé est très bonne, très sportive même !

Alors pourquoi est-ce que là fut LA fois, LA seule fois ? Pourquoi ne rigole t-'elle pas comme elle le fait d'habitude ?
Sa mère, c'est sa mère. Que sa mère lui dise qu'elle est grosse, elle s'en fiche parce qu'elle sait que sa mère l'aime, peut importe son poids.
Son cousin et Noor, plus souvent Noor d'ailleurs, se moque d'elle aussi, rien n'est pesé - sans jeux de mots - parfois c'est même très crus, mais elle les connais, rien n'est pensé, ils sont même les premiers à prendre sa défense quand une terse personne tente de l'écraser.
Sa soeur, Céleste... Céleste c'est un peut du genre à Doan en vérité: elle va en rigoler avec elle, en faire des petits mots doux du genre "ma grosse guimauve sucrée", "ma petite boule de bubble gum" et ça s'arrête là, elle n'en parle pas puisque c'est totalement anodin et naturel, une Cassie ronde.
Les autres, elle s'en fiche puisque comme elle a l'habitude de dire "Ze ne suis pas là pour me faire des amis, des amis, Z'en ai un bon nombre, bien trop pour en avoir d'autres !".

Mais là... Là il s'agit de lui, son elfe, Titi, Mickaël ! La seule personne dont il lui était interdit d'entendre ça: il se moquait d'elle, de son physique tous rond de petite bulle de savon. Le comportement hautin de ce garçon passait avait tous les autres, si bien qu'elle ne se rendit même pas compte, même pas un peut que Kenaï l'a défendait.

Déjà que sa relation très fusionnel avec sa soeur, ça "Zumelle" était des plus tendu en ce moment pour une raison qu'elle même ignorait, mais là, c'est un poids en trop (non mais, non, ce n'est toujours pas un jeu de mot hein !)
Elle venait de se prendre la plus belle des claques, encore plus forte que celle de sa mère ou plus fort encore que le coup de porte de voiture dans le nez de la part de son oncle, oui, plus fort encore !
Il lui semblait que ses jambes pourtant musclés - et là c'est véritablement que du muscle, pas du gras - ne la supportaient plus, non, elle était devenue trop lourdes pour elles... Titi a donc raison ! Elle est énorme, tellement qu'elle est condamnée à rester dans un lit, ses jambes atrophié par ce poids de gloutonne ! C'est vrai que depuis un certain temps, son uniforme lui serait un peut la taille...

Elle serra sa trompette dans les ses mains, se retenant de pleurer. C'est donc quelques instant après la discussion entre les deux elfes que Cassie partie. Se retournant vite, mais marchant, simplement. Marchant vers sa classe principale, son instrument en main. Son instrument qu'elle ne balançait plus au rythme de ses pas. Ses pas devenus lourds. Normal: un poids pareil ne peut que faire des pas bruyants d'éléphant.
Elle partie dans sa classe pour chercher son sac de cours. Elle le prix et s'en alla aussitôt, tête basse en silence vers l'étage, là où peut d'élèves passent. Il ne faudrait pas qu'elle bouche le passage à qui que se soit après tous, vous imaginez si elle le mets en retard ? Non seulement sa largeur empêche quiconque de la dépasser dans le couloir, mais en plus elle est lente de part ses kilo qui la ralentisse en l’entraîne au sol de par la gravité.

Cassie participa néanmoins tous le reste de la journée à ses autres cours, mais resta vide, silencieuse, évita tous contacte même pour prêter un simple crayon, elle le passa, sans un mot, sans regards, sans sourires... Entre chaque intercours, elle resta assise à sa place, le visage plongée vers sa table, à la pause de 16:30, elle partait s'isoler.
Le soir, elle ne se fit pas prier pour rentrer au plus vite chez elle, croisant le moins de personne possible, d'ailleurs, elle avait pour habitude de parler avec tel ou tel personne, question de traîner un peut encore à l'école, là, non. Elle laissa ses copains de discutions de côté.

Le lendemain, elle n'est pas allé à l'école.

Le sur lendemain, elle n'est pas aller à l'école.

Deux jours de plus après, elle n'est pas aller à l'école.

Voilà 5 jours, une semaine complète qu'elle n'est pas retourné à l'école.
Des blagues circulaient, comme quoi sa petite maman, la petite Wandy de 10 ans - parce que nos minis sont repartis il y a de ça 2 jours - lui aurait fait des petites misères quelle qu’elles soient.




On frappe à la porte.
Il est 17:06.
Personne ne répond.
Une voix retentis.
Volet baissé de façon à ne voir qu'un trait fin de lumière passer dans sa chambre.
Dans son lit, assise en cocon, jambes ramenées vers elle, elle releva le nez jusqu'ici enfui dans ses genoux.


Que viens-tu faire ici ?

Encore cette voix.
Elle ne bougea pas.
Elle le laissa parler sans vraiment tenir compte de se qu'il disait.
Ses cours ? Ses devoirs ?
Tsshi !
Elle ne se leva pas.
Elle resta là, dans cette même position solitaire.
Elle se lève.
Lentement, elle se dirige vers la fenêtre de sa chambre.
La maison Swinner est en plein pied, pas d'étage, tous au rez-de-chaussée. Sa chambre ainsi que la cuisine donnent directement sur la court de devant.
S'il l'a voyait, il ne distinguerais que son ombre, pas elle entière, possédant un volet roulant.
Elle, le voyait à travers les petits troues.
Elle baissa les yeux.
Est-ce vraiment utile de sortir ?
Est-ce vraiment utile de se montrer à lui, lui qui a prononcé son nom ?
C'est de sa faute, entièrement de sa faute.

Elle se retourna.
Elle attrapa un tee-shirt à enfiler par dessus son soutient gorge qu'elle portait seul avec un short de sport.
Elle ne prit pas la peine d'arranger ses cheveux ramenés en un chinions n'importe quoi, pas aussi esthétique que celui de Pomme mais après tous, ça va en adéquation avec son personnage de grosse baleine.
Elle ne prit même pas la peine de se regarder vite fais dans son miroir qui était d'ailleurs renversé sur sa coiffeuse.
Elle partie dans le couloir, attrapa la poignet et ouvrit la porte.

Ses yeux qu'elle avait du mal à lever à cause de ce soleil pourtant faible qui l'aveuglait transmettait une certaine fatigue et des cernes noires digne d'une malade grippée et enrhumée.
Sauf que Cassie n'est ni enrhumée ni grippée.
Elle s'appuya contre l’encadrement de la porte ce qui lui donnait peut-être un air de folle prête à sauter sur sa proie, crocs à la gorge, mais c'était surtout parce qu'elle était faible.
Cette semaine sans école, sans compter le week-end, elle les avait passé à faire une diète, un bon petit Ramadan en retard sans festin de minuit. Elle ne s'autorisa à manger qu'un fruit comme un cassis par jour. Physiquement, à par son expression zombifié, elle était la même, en une semaine on ne change pas à vu d'oeil.


Si Kenaï était en train de lui parler, elle le coupa, dans tous les cas, elle annonça la couleur:

3 kilo. Z'ai perdu trois fiSSus kilo en une semaine. En une fiSSue de semaine. Tu pourras le dire à Mickaël, ça, hein ?

Son ton, elle le voulait grave. Elle voulait lui montrer qu'elle lui en voulait. C'était de sa faute, uniquement de sa faute selon elle. Il a sût se moquer d'elle, l'offrant à Mick en guise de sujet de moquerie. Il ne lui dira sûrement pas qu'elle est en train de gagner. Oui, elle gagne ! Trois kilo en une semaine de perdus... Bien sûre qu'elle est en train de gagner contre lui !
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Kenaï Denahi

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MessageSujet: Re: Le poids d'un mot   Mar 16 Aoû - 1:40

17H06, dans une demi-heure, Kenaî devra être sur le terrain et assurer sa victoire. Sa victoire, il ne s'en fait pas pour ça.
Kenaï a confiance en lui et en ses compétences, il sait ce dont il est capable, surtout lorsqu'il s'agit de sport, surtout lorsqu'il s'agit de basket. Face à ses adversaires, il ne se sent aucunement déstabilisé, bien au contraire. Il jubile d'avance d'avoir de nouveaux adversaires, une nouvelle équipe contre qui il devra se battre. L'adrénaline du match, la peur de la défaite, la fatigue prenante de l'effort, toutes ses choses et plus encore constituent son sport, sa vie. Même si son école ne participe pas à énormément de championnats, même s'il commence à connaître le style de jeu de beaucoup des membres de l'équipe de basket scolaire, il ne se lassera jamais de son sport.
C'est pour ça que même pour les entrainements quotidien avec ses amis, il ne perd pas son sérieux dans le jeu, même si on le sent tout de même plus léger et audacieux.

Cette fois pourtant, il n'avait pas hâte de se rendre sur son terrain. Il n'avait pas hâte de retirer la veste de sport noir qu'il portait pour dévoiler son tee-shirt large où son nom est fièrement marqué en lettres larges, au dessus de son numéro de jeu, le 11. Il n'avait même pas regarder l'heure sur son téléphone, il n'avait tout simplement pas la tête dans le jeu. Sa tête, elle était là où son corps était : sur le bas de la porte de la maison Swinner.

Les volets étaient fermés, pour la plupart du moins. Kenaï avait remarqué ce détail anodin pour la simple et bonne raison que ses parents ont la même habitude : fermer les volets dès qu'un brin de soleil daigne à passer à travers la fenêtre. Ses parents sont des elfes des glaces, nées dans les montagnes les plus froides, là ou le soleil est caché sous la brume épaisse d'un blizzard glacial. Tout jeune, ses parents ont été ramenés ici, mais il ne se passe pas un jour sans que Kenaï entende parler de ces montagnes. Il ne cherche même plus à se montrer un minimum interessé par cette rengaine, lui qui n'a que faire de ces histoires. Ses parents, il les aime mais Dieu sait à quel point ils peuvent être ringards. Kenaï se dit parfois qu'il ne peut pas être leurs fils, eux qui sont tellement comme..comme ce genre d'élèves qui consomment des substances illicites en se demandant pourquoi la paix n'est pas présidente. Son père est tellement de ce genre de personne qu'il jurerait qu'il consomme ces substances. Kenai, lui, ne poserait même pas le regard dessus, ce serait un affront à son caractère hautement sportif. La seule chose qui lui rappelle ses origines, c'est cette intolérance au soleil, le fait que celui-ci puise sur son énergie, le rendant plus facilement maléable. Le froid en revanche lui développe ses ressources physiques, il se sent tout simplement bien, en hiver. Combien de fois s'est-il fait renvoyé à l'envoyeur lorsqu'il allait chercher son cousin pour une partie de basket sous la neige. Heureusement, ce genre d'idée lui a passé, en grandissant, même si il ne serait certainement pas le dernier à vouloir le faire.
Cette saison, la saison automnale et ses brises qui nous rappelle que l'hiver est proche lui a redonner le peu de force perdu pendant cet été rude.

Pourtant, ce n'est pas la brise qui le rendait plus courageux, ce jeune garçon qui attendait une réponse, serrant avec puissance la délicate pochette indigo qu'il avait mit tant de temps à préparer.

Ses mains battaient nerveusement le haut de sa cuisse, mélange d'impatience et de la crainte évoquée plus au dessus. Il attendait, et c'était long.
Cet elfe amusant n'a rien d'un gamin capricieux, il n'est pas même hyperactif, bien au contraire, mais il est vrai que devoir rester sans savoir quoi faire, c'était une chose qui lui donnait envie de se tortiller dans tout les sens.
Il soupira, très bruyamment, ne voyant pas pourquoi il aurait besoin de cacher son ennuie naissant. Dans sa tête, il s'imaginait la scène de milles et une manières, devenant de plus en plus loufoque. Il décida de stopper ses songes lorsqu'il s'était imaginer voir sortir une Cassie masculine, lui révélant qu'elle était depuis le début un enfant garçon. Il pouffa à ses pensées étranges puis se remit la tête vide, le regard fixe. Il sait le faire à merveille, le mainequin à l'air détaché, qui ne pense à rien, rien du tout.
L'idée de retambouriner la porte lui traversa l'esprit, mais il l'a renia, pensant surtout passer pour un gros lourdaux.

La porte s'ouvrait à ce moment là, laissant nôtre elfe décoloré regarder ce qui se dressait devant lui. C'était Cassie, celle qu'il était venue voir. Sa mine était affreuse, même un garçon aussi peu connaisseur des critères de beauté féminin comme lui l'avait remarqué. Elle avait les cheveux emmélée, le teint blafard et le regard énonciateur de sentiments qu'on ne pourrait pas prendre pour des sentiments cordiaux. Malgré tout, Kenai la regardait avec les yeux alertes, prêt à rire lorsqu'elle lui tendra une perche, ou même une simple remarque. Mais au lieu de ça, elle lui lança au visage un :

3 kilo. Z'ai perdu trois fiSSus kilo en une semaine. En une fiSSue de semaine. Tu pourras le dire à Mickaël, ça, hein ?

Je..eh..quoi ?

Lui a t'il répondu, haussant les sourcils. Il la regardait à présent de haut en bas, cherchant où ont pu partir ces dits trois kilos. Il ne compris aucunement le sens ni le but des mots qu'elle venait de prononcer, c'est pour ça qu'il resta un moment silencieux et presque froid, la regardant simplement comme si il était agacé que ce soit la seule chose qu'elle ai trouvé à dire.
Puis, il se rappella, il se rappella de la raison pour laquelle il s'était rendu ici, la raison pour laquelle il s'était inquiété pour elle. Au lieu d'être désolée, de se sentir débile, il cala la pochette entre son aiselle et son torse, plaçant ses mains dans les poches avant de son jean pour mimer un recul du buste, lui donnant un air non-chalant.

Pourquoi est-c'que j'irai dire ça à Mick, au juste ?

Se rendant compte que son dédain était très certainement mal venu, lui-même ne sachant pas pourquoi il avait décidé d'être si bête.
Il le savait, au fond. C'était de la deception. Alors quoi, il avait eu raison, elle l'avait entendu, elle avait entendu tout, ou la moitié, mais peut importe la forme, elle avait comprit le fond. Elle avait entendu ces réflexions, et elle s'était écrasée, pliée. La voilà donc, sa réponse : "j'ai perdu 3 kilos". "On m'a dit que j'était grosse, alors j'ai perdu des kilos."
Ce genre de réaction, le genre de réaction que Kenai qualifierai de "typiquement fille", lui qui est au dessus de toute critique, il les trouves décevante. C'est une sorte de défaite, et Kenai à du mal à les accepter, les défaites. Peut-être est-ce ce pourquoi il est tant intéressé par Cassie, au final. Parce qu'elle se moque des critiques, elle est forte et elle le montre, sans se cacher, elle s'assume sans aucune provocation. Mise à part cette fois, cette fois ou pourtant il avait fondé des espoirs en elle.
Sa moue crispée se transforma en sourire obligé, il se rendait compte qu'elle vivait peut-être une situation qui lui échappait.

Lui, Kenai, n'a jamais reçu d'autres remarque que "tu es beau", "tu es douée". Personne n'a jamais osé lui dire qu'il était un dessinateur pitoyable, qu'il est aussi doué en littérature française qu'une vache espagnol. Personne n'a jamais trouvé ses défauts pour lui lancer en pleine face, pas à lui, pas à Kenaï.
C'est pour ça qu'il n'a jamais développé de complexe, de hontes secrètes. Mais en la regardant, elle, dans cet état, il se dit que se faire descendre, ça doit sacrément jouer sur le moral.
Qu'à cela ne tienne, il la remontera.
Voilà ce qu'il avait décidé, alors que son sourire bienveillant s'élargissait sur son visage masculin. ll ne pouvait pas dénigrer ce qu'elle venait de dire, au lieu de ça, il allait reprendre cette situation en main.
Le visage bien plus ouvert, il se pencha légèrement pour être à sa taille, elle a beau ne pas être petite, elle l'est plus que lui, se disait-il, amusé.

Allez va, tu vas les retrouver, tes kilos perdues, ils ne peuvent pas être bien loin. J'chercherai avec toi si je trouve quelque chose.

Maladroitement mais non sans sincérité, il plissa ses yeux pour terminer son petit rire taquin. Il s'était pensé adroit dans ses mots, ne comprenant pas réellement la situation. Une recherche de kilos, comme des espions, voilà ce qu'il imaginait.
La prochaine fois, il lui ramenera à manger, si ça ne doit être que ça.
Il ne veut pas qu'elle perde du poids, d'ailleurs, il n'a jamais imaginer ce a quoi elle pouvait ressembler sans ses joues gourmandes et malicieuses. C'est comme si lui se disait du jour au lendemain qu'il voulait se limer les oreilles pour les avoir rondes, ce serait idiot, tout simplement. A ses yeux, du moins.
Il se redressa ensuite, rattrapa la pochette pour la tendre devant Cassie. Cette pochette ou une étiquette blanche avec son nom écrit à l'encre bleu, en lettre majuscule, d'une écriture masculine aux traits très droits. C'était la première fois que Kenai sortait les étiquettes de cahier de son tirroir, et il a trouvé ça amusant, ces choses collantes.

Mais avant, faut que tu prennes ça, c'est tout c'que tu as loupé en math, tu m'as sacrément laissé tout seul, c'était super long. '.'

C'était vrai, les maths, c'est en fait une heure de cours qui passe super lentement quand on est séparé de son binôme, pire que la physique-chimie, selon le garçon.
Il était désormais plus à l'aise, un peu plus rassuré de l'avoir vu, mais néanmoins, il aurait préféré la voir dans un meilleur état, ce qu'il ne tarda pas à lui dire.

Qu'est-ce que t'as, t'es malade ? C'est contagieux ?

Concluait-il, en mimant un recul amusé.
Oh Kenai, quand cesseras-tu de te comporter comme un..garçon ?
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Un peu plus sur ton perso ?
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Petit(e) ami(e):
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MessageSujet: Re: Le poids d'un mot   Mer 17 Aoû - 21:31

Le fait de se priver de manger entièrement pendant une semaine complète, le moral étiré à cause de cette moquerie, le manque d'effort physique - et ne vous leurrez pas, elle en fais et pas qu'un peut ! - le manque de sa soeur qui est devenue tellement distante depuis un temps certain... Tous ça jouait sur sa fatigue et sur une mauvaise humeur qu'elle n'a de souvenir jamais eu ou vraiment très rarement.
Une Cassie dans son état naturelle aurait rie aux remarques peut intelligente et totalement immature de Kenaï. Enfin, une Cassie naturelle déjà aurait été à l'école et n'aurait pas séchée et encore, peut-être que je dis n'importe quoi... Mais une vraie Cassie naturelle n'aurait jamais un jour pensé faire un... Régime extrême ?

Attendez, quoi ?!
Cassie, sécher les cours ?!

Cassie plissa les yeux et fronça les sourcils à la remarque de la recherche de kilos de l'elfe. Il se fichait d'elle ou bien ? C'est ce qu'elle se demandait. Il était littéralement en train de se moquer d'elle et pourtant elle ne discernait pas une once de méchanceté. Elle avait du mal à comprendre ce qu'il faisait mais en vérité, elle abandonna vite, elle avait la tête ailleurs.
Il lui tendit une chemise où son nom était marqué sur une étiquette en lettre capitale. Elle reconnu de suite l'écriture typiquement masculine de son camarade de classe  et étrangement, elle semblait appliqué, contrairement aux quelques lignes écrites dans son cahier de maths.

Elle regarda un petit instant l'objet tendu devant elle et poussa une longue et douce expiration. Elle leva alors les yeux vers ceux de son interlocuteur avant de les rebaisser sur cette chemise documentaliste en même temps qu'elle leva la main pour la saisir. Elle marmonna alors en examinant la pochette sans vraiment y prêter attention véritablement:


Tu n'aurais pas parler de moi comme tu l'as fais à Titi peut-être que t'aurais pas eu à t'ennuyer en cours de maths tss...

Elle roula les yeux sur le côté, agacée.

C'est parce que t'as plus de réponse en maths que Z'te manque ou c'est parce que t'as plus matière pour rigoler de quelqu'un ?

Elle releva les yeux vers lui en fronçant d'avantage les sourcils et le poqua avec la pochette tous en avançant dans l'espoir de le faire reculer.

Ca c'est bien de ton Zenre hein ! Mon cousin m'a touZours dis: "les type comme comme ton Titi il font copain copain avec toi Zuste pour avoir matière de rigolade" ! Zusqu'ici Ze le croyais pas ! Bien sûr que les type comme vous, les "populaires" êtes hautain, c'est normal, vous êtes "populaire" mais Z'aurais tellement ZAMAIS pensé que vous seriez aussi machiavélique ! Vous êtes tellement hypocrites !

Elle commença à lever le ton, non pas à hurler, mais sa voix portant assez dans l'atmosphère résonnait déjà dans la petite cours.

WOW ! Z'étais TELLEMENT heureuse au début d'année quand Z'ai sut dans quelle classe Zétais: ma Zumelle restait encore une nouvelle année avec moi et en plus, il y avait Mickaël ! Z'avait Zamais été dans sa classe même pour un seul cours avant ! c'étais la REVOLUTION du siècle ! Et tu sais quoi ? Titi me souriait parfois ! Il me regardait en classe, Ze le sais parce que Z'ai un "radar à Mickaël" en moi ! Il me regardait, alors Ze me retournait furtivement et Z'avais touZours raison. Et il me souriait ! Ze pensais tellement que Z'avais une SSance même que pour devenir amie avec lui mais...

Elle baissa la tête et les yeux, prenant une moue plus brisée et continua en laissant la pochette appuyée contre Kenaï.

Et puis maintenant Ze réalise qu'au fait, il se fiSSais de moi sûrement. Et Ze réalise aussi que t'es très souvent assis à côté de lui en cours, alors vous devez bien vous moquer tous les deux...

Elle baissa alors la pochette doucement, reculant d'un pas, la bouille toujours baissé, la voix devenue tellement plus timide et tremblante.

Avant Ze te connaissais pas et pour être franSSe, Ze n'avais Zamais remarqué que tu étais avec Mickaël avant que tu ne parle avec lui, mercredi, à côté du panneau d'affiSSaZe. Ze l'aurais sûs Z'aurais Zamais osé te parler comme Ze l'ai fais Zusqu'ici et surtout Z'aurais demandé à SSanZé de place hein... Ze pensais que Ze m'étais fais un nouvel ami...

Elle tourna lentement les talons en tenant l'objet donné précédemment, pendouillant comme l'on fais avec tous objet quand on est fatigué, exténué.

Ze suppose que c'est Céleste qui t'as demandé de me la donner parce qu'elle n'avait pas le temps de venir ? Tu lui diras merci pour moi.

Son ton était sec mais calme sur les décibels. Elle marcha deux ou trois pas.

De toute façon elle a touZours une raison pour ne pas venir elle... Vous êtes tous de gros meSSants cette années... Ca ne vous va tellement pas de grandir, bande de vieux. Ze suis un bébé moi, Ze ne grandirais pas pour vous.
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Kenaï Denahi

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MessageSujet: Re: Le poids d'un mot   Jeu 18 Aoû - 0:40

Garder l'attention d'un garçon comme Kenaï, ce n'est pas une chose facile. La tête facilement vacillante, l'esprit volatile, on dit souvent de lui qu'il n'est pas difficile à vivre, il a juste une concentration minable pour ce qui ne concerne pas son sport. Lorsque les mots s'enchaîne, un mur se crée dans en lui, et alors que vous parlez, il ne se dit qu'une chose dans sa tête : "allez, plus vite, conclues."
Il n'aime pas les longs discours, les longues morales, les mots trop scientifiques. Il lui faut des phrases net, vives et courtes.
Même si ce serait un effort considérable pour lui de se concentrer quelques instants sur les prochains mots que s'apprêtait à lui balancer la jeune fille face à lui, même si ce serait une chose mieleuse et adorable, ce serait un mensonge.
Il allait trier les mots, comprendre certaines choses de travers et faire passer à la trappe certaines phrases, comme d'habitude.

Aussi, alors qu'il tendait la pochette vers la violine, il ne remarqua pas son regard froncé. A vrai dire, il regardait ailleurs, vers le ciel qui annonçait un prochain nuage opaque.

La voix de Cassie résonna dans l'air, il retourna la tête vers elle. Zut, il n'avait rien entendu, pas même une bribe de phrase. Peu importe, il allait mimer la compréhension, ça ne devait pas être d'une importance capitale, se dit-il alors qu'il restait le regard un peu vide en fixant sa camarade.
Elle repris, lui posant une question qui le laissa sans voix. Il fallait le temps que la question fasse son effet, qu'il lise entre les lignes des mots reçus, c'est ainsi qu'il ne pu articuler qu'un :

Eh..?

Puisqu'il n'eu pas le temps de continuer.
Le pic de la pochette l'obligea à contracter son ventre, soudainement agresser. Il voyait Cassie se glisser de plus en plus dans la lumière du jour, ses cheveux reluisant des reflets tantôt bleuté, tantôt rose, tantôt mauve, mais ils étaient ramenés en un fouillis monstre. Elle avançait, forçant l'elfe des glaces à faire quelques pas en arrière, dans un tango désorganisé. Ses mains vinrent à se relever, la paume en l'air, comme le ferai un brigans qui se fait cerner. Il était inévitablement attaqué à la pochette.
Cassie commença un long discours. Kenaï commença son tri.
Elle parlait d'un cousin. Oulà. Kenaï connait son cousin, c'est déjà une bonne chose, mais connaître celui des autres, c'est encore beaucoup plus poussé que connaître leurs prénoms et déjà ça, il a du mal. Je dis ça mais il a vite fait le lien entre Cassie et Wesley.
Wesley est le petit copain de Céleste, la soeur de Cassie.
Il le sait, l'elfe décoloré, parce que Céleste lui a répété maintes et maintes fois. Céleste, il l'a cotoyé lorsque celle-ci à tenter de mettre en place des stratagèmes pour que Cassie et lui se rapprochent. Elle avait réussi, ils étaient très proche là, si bien qu'il était obligé de reculer.
Or donc, ne nous éparpillons pas, son cousin le petit teigneux lui a dit quelque chose, mais il ne compris pas quoi. Tant pis, passons ça à la trappe.
Elle continua, le traitant de populaire, d'hautain. Il leva un sourcil, ayant complètement entendu ces mots. Lui, hautain. Quelle blague.
Ou juste un peu, mais c'est un secret.
"Machiavélique", maintenant, disait-elle. Ce mot décrocha un sourire mi surpris, mi attendrie de la part du jeune garçon, comme lorsqu'un enfant sort une insulte devant nous et qu'on ne trouve rien de mieux à faire qu'en rire. C'était une enfant, et ça, c'était une belle insulte. "Espèce de machiavélique", quelle affront.

La cadence s'accéléra, les mots aussi, le ton se suréleva. Kenaï compris à ce moment là qu'il devait être attentif puisqu'on entrait dans une phase vraiment importante : la dispute.
Le ton haussé, les reproches, les sourcils arqués, tout y est.

Kenaï c'est déjà disputé, battut même, il se souvient de cette bagarre de terrain, contre l'un des joueurs de la ville qui n'a rien trouvé de mieux qu'un croche-pieds pour récupérer la balle. L'arbitre était distret, la faute est passée, mais l'erreur à été réglée dans les vestaires.
Les bagarres masculines ont quelque chose de ludique, c'est une façon d'exprimer son égo à qui tappera le plus fort, mais une fois que l'autre est à terre, on oublis tout, comme si tout a été réglé de par les coups de poings. Du moins pour ce qui est d'une bagarre entre sportifs.
Pour les disputes, c'est autre chose. Déjà, entre mec, on ne se dispute pas. On se regarde méchamment, on se tape dessus et c'est réglé. Et si vraiment on ne peut pas voir le dit garçon, on l'évite, et on fait sa vie.
Les disputes, c'est un truc de fille. Voilà d'ailleurs, celle qui le disputait, c'était bel et bien une fille. Kenai se dispute avec des filles, avec sa mère et avec l'une de ses copines de l'année dernière. Les filles ont cette tendance à parler beaucoup pour au final dire peu, a lancer des insultes, des reproches, parfois sans fondement. Même si on pourrait croire que Kenaï n'aime pas se disputer, c'est faux, c'est son petit côté féminin, il aime se disputer, entendre les longs romans pour au final ne rien écouter. C'est drôle, vraiment.

Cette fois pourtant, il n'avait plus de sourire. Quelque chose était différent, son côté susceptible le titillait, il prenait les mots à coeur et forcément, il allait y répondre, mais pour l'instant il la laissait parler.
Zut, ou en est-elle?

Elle parle de Mickaël, machinalement, les poings du garçon se resserrent sur eux-mêmes. Jalousie, certainement. Pourquoi irait-elle lui parler de lui, maintenant ?
Il écoutait la suite, plus attentif qu'il ne l'a jamais été, les yeux qui se grossissaient et sa tête qui gigotait, comme pour lui dire "allez, continues, vas droit au but".
Elle lui avoua qu'elle voyait qu'il lui souriait. Évidemment qu'il souriait, Mickaël sourit à tout le monde, aimant se sentir regardé et aimé. Lorsqu'elle lui lança qu'elle pensait avoir une chance d'être l'amie de son cousin, Kenai se détendit, ressentant une légère vague de douceur, de la peine, peut-être.
Après tout, il sait combien son cousin est égocentrique, narcissique, il sait a quel point ce dernier ne pense qu'à sa petite personne. Véritablement, il ne peut pas dire si ils sont de vrais amis ou simplement une obligation, un duo tellement naturellement formé qu'il est devenu obligé, créant une affinité formée sur une base d'obligation. Enfin, ne nous étalons pas sur ce sujet qui pourrait faire fuser cette belle tête blanche.

Cassie changea de ton, de tête, elle laissa à la lumière sa cassure face au garçon qui gardait la tête haute, les yeux plissé et la bouche fermé en une moue désolée. La demoiselle lui dit qu'elle avait compris qu'ils devaient bien se moquer d'elle.
Kenai fronça de nouveau les sourcils, laissant sortir un "quoi?" bien plus assuré que ces autres mots timides. Son menton tremblait, comme une personne prête à répliquer mais qui laisse du temps à l'autre de finir.
Il réfléchissait. Elle disait vraiment n'importe quoi, là est le problème d'une fille. Il soupira, se penchant une nouvelle fois en arrière, non-chalament. Elle s'imaginait des choses, comme-ci ils parlaient sur elle.
De ce qu'il se souvient, lui et Mickaël n'ont jamais plaisanter sur Cassie. Ils préfèrent se remémorer des souvenirs de soirée, se moquer des petits intello de devant, mais pour ce qui est de la bulle de savon, rien. Rien, sauf cette dernière fois. La fois de trop.

Le poids de la pochette se retira, laissant un Kenaï bien sur les nerfs, la respiration lourde, et une Cassie adoucie mais pas moins attristée. Elle rentra dans un sujet un peu plus piquant, parlant de son ignorance, celle qu'elle utilisait face à lui.
Elle l'a ignoré, tout le temps ou lui la regardait. Il n'en a jamais été blessé, ou plutôt, il était bien trop insouciant de nature pour en être vexé, avant du moins. Cette fois, elle le connaissait, si bien qu'elle lui avoua qu'avant ce n'était pas le cas. Elle utilisa même le terme, "ami", envers lui.
Kenai n'en fut pas adoucie, il n'avait pas eu sa dose de dispute, lui. A part des soupirs, des haussements de sourcils, des froncements, il n'avait rien dit depuis le début.
Elle lui bredouilla quelques autres mots, lui lançant qu'elle pensait que c'était Céleste qui l'avait envoyé. Cette fois, il fut vexé, de se dire qu'il avait quand même sortie ces choses collantes pour écrire son prénom et qu'au final, le mérite lui a été volé.

Elle tourne les talons, elle part.
Oh non, jolie demoiselle.
La main puissante du garçon vint à saisir le poignet de Cassie, tirant d'un coup pour qu'elle se retourne, la secouant un peu au passage.
Le ton étrangement calme tout en étant ferme, Kenaï répondit, à son tour.

Alors quoi, tu pars juste comme ça ?

Lui as t'il dit, en faisant un bref mouvement de tête agacé.

C'est pas ta soeur qui m'a dit de venir ici, j'suis venu parce que j'voulais savoir pourquoi tu venais plus, en cours. J'suis venu et j'ai attendu, j'ai hésité pendant trop longtemps pour que tu me plantes maintenant.

Il relâcha doucement son étreinte, reposant le poignet de Cassie là ou il était.
Il controlâ son ton, il a bien compris que Cassie était plus succeptible que lui, qu'elle s'était déjà braqué une fois, au terrain de basket. Mais pour autant, il ne fut pas doux. De toute façon, un Kenai doux, ça n'existe pas, soyons franc.

T'es bien placé pour parler d'hypocrisie, t'es pas hautaine toi, Miss Cassie ?

Ses sourcils étaient remonté, comme si il attendait vraiment une réponse.

Tu m'parles en inventant n'importe quoi, t'es persuadée que ce que tu dis c'est vrai alors que non. Depuis quand est-c'que j'irai me moquer de toi avec Mick, t'es pas le centre du monde hein. Mick il te connait pas, t'es jamais venue lui parler, comment tu veux qu'il se moque de toi en cours ou qu'il soit ami avec toi, réfléchis un peu !

Bon, pour ce qui est de contrôler ses mots, on repassera hein.
C'est surtout qu'être accusé d'une chose qu'on ne fait pas, ça mettrai en colère n'importe quel garçon un minimum caractériel. Surtout si c'est une fille pour qui on éprouve un interêt certain.

Après un soupir, un long soupir, Kenai baissa les yeux pour serrer sa machoire, réfléchissant à comment il pouvait tourner ses prochaines phrases.
Il releva son regard, retrouvant son assurance de garçon populaire et son ton détaché.

C'est pas Céleste qui m'envoie, j'suis venu tout seul. Regardes, j't'ai même rangé tes feuilles.

Il ricana un instant pour reprendre

J'ai rangé tes feuilles alors que j'l'ai jamais fait, pour moi. Mais est-ce que tu irais remarquer ? Non. Est-ce que t'irais me remarquer ? Non plus.

Sur ce, il lâcha un petit "tss", surement vexé. Après tout, il était Kenaï, le beau garçon, le garçon sympa, cool et drôle, et elle venait de lui balancer qu'elle ne savait pas qui il était, avant qu'ils soient voisin de classe.

Tu crois des choses toute seule, tu te fais tes petits délires sans rien demander à personne, faut pas t'étonner après si c'est pas comme tu l'as vu hein.

La tension remontait, il la poqua lui aussi de l'index, doucement, au dessus de l'épaule, comme elle l'avait fait auparavant avec la pochette.

Tu veux que j'te dise un truc que tu veux pas entendre ? Micka, il te connait pas, il s'en fiche de toi. Moi, non.

Son ton remontait, nerveusement, il accélérait ses mots, commençait a faire des gestes d’incompréhension avec ses mains, haussant parfois les épaules.
Doucement Kenai on a dit, dou-ce-ment.

Jte le dit là et j'sais même pas pourquoi, mais tu m'as trop énervé a faire ta mademoiselle n'importe quoi.

Un nouveau soupir, une nouvelle reprise.

Et viens pas me dire que j'suis hypocrite parce que c'est pas vrai. Tu crois quoi, toi, moi aussi quand le prof a dit qu'on était voisin de table, j'était trop content. J'ai cherché longtemps un truc à te dire, pour pas passer trop pour un con, j'l'avais attendu ce moment, et ta soeur m'avait bien dit qu'il fallait que j'fasse attention. J'ai bien vu que tu t'en fichait, de moi, mais j'men foutais. J'suis pas le genre de mec qui va pleurer pour une fille, tu vois ? Et puis tu me parlais quand même, alors ça allait.


Il lui lacha un sourire, sincère. Il repris plus doucement, sa maladresse reprenant ses droits. Il se gratta derrière la tête et laissa sa main pendre en soutenant son cou.

C'est de ma faute si Micka a dit c'qu'il a dit, c'est moi qui a dit ton nom, j'aurai pas du, jle savais. Je pensais pas que t'étais là, j'veux pas que tu penses que je me moquais, vraiment. Il est con, mais c'est pas nouveau ça, sauf que toi c'est ptête la première fois que tu le vois, et rien que pour ça, j'suis désolé, ok ?

Ne voulant pas en dire plus, jugeant que son égo de garçon lui avait déjà permis bien trop de sous-entendu, Kenai termina naturellement, avec un ton plaisantant, ce fameaux ton qu'on ne lui enlèvera jamais.

Maintenant tu peux retourner bouder dans ta chambre, fais la gueule autant que tu veux, mais jte préviens juste que moi je reviendrai, jte rapporterai encore tes cours et si ça te soulages, on pourra encore se disputer dans ta cour, tu pourras encore crier et casser les oreilles en disant n'importe quoi. Si tu veux changer de place en revenant, fais-le, tu sais quoi, j'men fou, fais-ce que tu veux.


Quel mensonge dont il ne pensait pas une seul syllabe, ce fière garçon.
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