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 I've become so Numb

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Leiko Downfeather

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MessageSujet: I've become so Numb   Jeu 16 Aoû - 13:55

I've become so NumbI've become so numb, I can't feel you there
Become so tired, so much more aware
By becoming this all I want to do
Is be less like me and be more like you.


Il faisait tout à fait noir à présent et la pluie commençait à tomber. Leiko se demandait pourquoi il pleuvait toujours lors d’événements comme ceux-là, comme si la météo elle-même trouvait le moyen de rendre les choses plus dramatiques.

Ses acouphènes commencèrent à s'éloigner, laissant le continuel sifflement aigu s'estomper pour laisser place au bruit de la pluie et au son de rires qui s'éloignaient. Ces putains de rires. La première sensation de l'hybride fut d'abord celle des graviers rentrés dans ses mains et sa joue, elle s'assit pour frotter ses mains et son visage. C'est alors qu'une seconde sensation, mais la plus importante fit son apparition : La douleur. Le visage, les côtes, le ventre, le dos, les jambes. Absolument tout son corps lui faisait mal. Son oeil gauche ne voyait plus, en passant sa main elle senti une boursouflure, elle aura sûrement un coquard. Elle sentait son sang couler de son arcade droite, de son nez et de sa bouche. Elle passa sa langue contre ses dents, l'une d'elle était cassée. Elle tenta une grand inspiration qu'elle coupa net. Plusieurs de ses côtes étaient cassées elles aussi. Elle sentait que son dos était sans doute couvert de bleus, tout comme ses jambes et ses bras. Enfin, son esprit, était complètement brisé. Elle se sentait humiliée, elle qui n'avait jamais perdu à un combat, le fait qu'ils étaient plusieurs n'y changeait rien pour elle. Elle sentait la Haine, celle pour Milady qui avait commandité ça, Et surtout plus que tout, elle ressentait de l'impuissance.

L'hybride se releva et poussa un cri de douleur, ses côtes lui faisaient mal, une douleur aiguë contre les poumons qui l'empêchai de respirer,  Elle posa ses mains contre elle dans l'espoir que ça puisse changer quoi que ce soit, après tout ils faisaient tous ça dans les films. Bien sûr ça ne changeait rien. Il lui semblait qu'elle s'étouffait et les larmes commençaient à couler sur ses joues. Elle qui ne pleurait jamais, même enfant. La douleur était trop forte, qu'elle soit mentale ou physique. Leiko n'avait besoin que de deux choses actuellement : Des soins, c'était une évidence, mais aussi, et elle avait énormément de mal à l'admettre : de réconfort.

Ses pieds se mirent à marcher presque automatiquement, plus consciente de sa douleur que ce qu'elle faisait, elle marchait, comme un zombie. Elle n'avait qu'à penser à où elle voulait aller et ses pieds l'y emmèneraient. Mais où aller ? Chez elle ? Hors de question, montrer à ses parents qu'elle s'est laissée perdre un combat ne ferait que les décevoir. Et elle n'avait pas besoin de ça en plus. Chez Lee-na ? Non plus, elle saurait la réconforter à sa manière, en la faisant rire, comme toujours. Mais elle ne serait pas la bienvenue dans sa maison, d'autant plus qu'elle voyait très mal Evangeline la soigner après tout ce qu'elle lui avait fait endurer directement ou non. Chez Lucas ? Impossible, Il travaillait trop en ce moment. Leiko avait cru comprendre qu'il cherchait à stopper sa vieillesse du moins pendant un temps. Un défi à sa hauteur mais néanmoins dangereux. Toujours est-il qu'il était tellement plongé dans cette recherche qu'elle ne le voyait presque plus.

Alors qu'elle continuait à réfléchir ses pieds lui avaient donné la réponse, inconsciemment elle s'était dirigé tout droit vers une maison, une seule, isolée des autres mais dont elle connaissait le chemin par cœur pour l'avoir arpenté des centaines de fois : celle de Victor.

Après réflexion c'était à la fois la meilleure et la pire option.Victor saurait la soigner, et parler avec elle. Pour le réconfort elle n'était pas sûre qu'il saurait le lui donner, mais c'était la personne qu'elle voulait voir et rien que sa présence lui ferait du bien. Mais .. Elle le décevrait. Elle qui a toujours été la fille forte, froide, imbattable, elle était à présent une victime, et il était certain qu'il ne s'intéresserai plus à elle après ça. Elle hésitait, beaucoup. Mais, comme toujours, ses pieds eux ne réfléchissaient pas. Ils avançaient automatiquement, comme guidé par l'habitude de prendre ce chemin mais aussi le désir inconscient et inébranlable de voir ce garçon qu'elle aimait, chose que là encore elle n'admettra jamais.

Elle était arrivée devant la grille de sa maison, ses mains prirent eux aussi le contrôle automatique et elle la poussa, doucement pour ne pas faire de bruit. Chaque pas lui semblait toujours plus difficile à franchir, plus elle s'approchait de la maison plus son cœur battait, et il lui semblait que son corps lui faisait plus mal à chaque fois. Elle arriva face à la porte et tourna à droite, contournant l'entrée elle se dirigeait vers une fenêtre spécifique, une fenêtre qu'elle a observée des centaines de fois là encore. Elle était allumée, c'était déjà bon signe, cela voulait dire que Victor était encore réveillé. Elle se mit sur la pointe des pieds ce qui lui infligea une douleur immense, pire que celle qu'elle subissait depuis qu'elle s'est relevée. Ses jambes en tension réveillaient tous les bleus qu'elle s'était faite, sur son dos également, et je ne parle plus de ses côtes. Leiko avait du mal à voir, à cause de son oeil gonflé, mais aussi à cause du sang qui coulait sur l'autre et enfin à cause de la pluie. Mais il lui semblait distinguer une masse sombre assise au bureau, cette silhouette L'hybride la connaissait bien, ce n'était peut-être qu'une illusion, un espoir, mais il lui semblait être là. Alors Leiko fit quelque chose qu'elle n'avait jamais osé faire auparavant, une grande nouveauté :

Elle frappa à la fenêtre.


Dernière édition par Leiko Downfeather le Jeu 16 Aoû - 16:49, édité 1 fois
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Victor Keinz

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MessageSujet: Re: I've become so Numb   Jeu 16 Aoû - 16:56

I've become so numb
 Leiko Downfeather est ma marionette



A la seule lueur d'une bougie, tu fais habilement glisser tes doigts le long de la porcelaine pour en retirer la fine pellicule de poussière qui s'y était déposé. Pas un seul bruit ne s'aventurai jusque ton oreille, le silence est l'allié de ta concentration.
Parfaite
Murmures-tu en plongeant ton regard dans celui de ta nouvelle réussite. Pas la plus belle, pas celle dont tu es la plus fière, mais elle n'en est néanmoins
Parfaite
Comme tu te plais à le répeter.

Ton index vient se glisser dans la masse de cheveux roux de ton nouveau jouet, un rictus satisfait se hisse sur ton visage à mesure que ta main experte caresse la matière froide et sans vie. Plus de quinze heures de travail cette fois-ci, et ce n'est que le petit format de ce que tu entrevois déjà comme une réussite de plus. Tu es bien sûre de toi Victor, plus que n'importe qui ne l'est.
Soudainement, tu te redresse de ta chaise pour que ton corps jusqu'à présent vouté impose ses qualités d'homme. D'un geste vif, tu bascules de ta chaise pour venir attraper une petite manivelle qui, une fois que tu l'a enclenché, tourne encore et encore sous l'echo d'un son à mi-chemin entre l'inquiétant et le doucereux. Nouveau rictus satisfait. Tu t'en retourne à tes occupations.

La maison est vide. Tu ne sens ni présence incommodante ni aura potentiellement dangereuse. En d'autre terme, ni père ni mére. Pourquoi ? Un crime passionnel finissant poêtiquement par un suicide par égorgement.

Tch.

Ne prends pas tes songes pour une réalité une fois de plus, monstre. Le gala de charité est la seule chose qui retient tes parents hors de la maison et ton manque de courage est celle qui les retiens en vie. Tu ne fais qu'imaginer l'odeur de sang qui pourrait se répendre et former un élégant tapis carmin. Tout ca n'est que dans ta tête.
Dans
Ta
Tête.

Vraiment ?

Serais-tu fou au point de sentir cette odeur te caresser les narines alors qu'elle n'existe pas ? Ou alors, serais-tu fort au point de manipuler ton propre esprit à lui faire sentir ce à quoi il aspire ?

Ou alors..

Ou alors tu sens bel et bien cette odeur de sang qui se rapproche de toi, comme si elle longeait les murs de ta maison pour se hisser jusque.

C'est maintenant.

A l'unisson avec le premier coup porté sur la vitre, tu attrapes un bien curieu objet qui, dès lors que tu l'as enclenché, s'étire et déverouille le systême aimanté de ta fenêtre.
L'odeur de sang ennivre maintenant la pièce. Tu fermes les yeux un quart de seconde et imagines. Du moins, tu essaies d'imaginer mais une autre odeur coupe court à tout tes songes et d'un élan brutal, tu te rapproches de la fenêtre.

Qu'est-ce que.

Ton regard s'équarquille sous cette vision d'horreur. L'horreur, oui.
Qui avait pu.
Qui avait osé.
Qui voulait mourir.

Tu restes quelques secondes à la regarder, pitoyablement accroché à ta fenêtre. Un regard exterieur pourrait presque penser que tu t'apprêtes à lui refermer les vitres sur les doigts pour la regarder tomber, et mourir.
Mais ton regard parle bien plus que ta bouche ne daigne le faire et une personne comprenant ce regard comprendrait la tempête qui y sommeille.

Un pas en avant et tu tends les bras pour la saisir sous les aisselles et la soulever comme on soulèverai un bébé ou alors

Ma poupée

Une poupée oui, ta poupée.
Doucement, tu soulèves son poids plume et le dépose près de toi, tout près de toi. Ton regard glisse sur son corps meurtri et à mesure que tes yeux le parcours : ta mâchoire se serre. Caché derrière ce mur de glace et ton indifférence permanente, une braise éclate et ne demande qu'à bruler cette maison, ce village et tout ses habitants. Mais avant, tu leurs ferais subir à tous le triple de ce qui couvre aujourd'hui le corps de

Ma poupée

Que tu répètes une nouvel fois dans le même chuchotement alors que ton doigt glisse sur sa joue.
Sans plus de ceremonie, tu poses tes mains sur ses épaules et vient te placer derrière elle pour la guider jusqu'à une méridienne en velour bleu nuit sur laquelle tu la déposes. Tu guides sa tête en ayant ta main sur sa nuque pour qu'elle se repose sur le coussin prévu à cet effet. Tu soupires. Pas une fois jusqu'ici tu ne lui avais encore réellement adressé la parole. Tout n'avais été que des brisures de phrases destinées à toi la plupart du temps.
Mais maintenant qu'elle était reposée, pendant que tu l'avais ramené près de toi pour la coller contre ton torse dans l'idée d'atteindre le derrière de son tee-shirt afin de le lui retirer, tu lui murmures à l'oreille.

Je veux juste que tu me laisses faire maintenant.

Alors que ta phrase pouvait sonner comme une indication de ne pas se débattre sur le moment pour te laisser prendre soin d'elle, le sens en était en réalité bien plus profond. Jusqu'ici, tu l'as observé de loin, te contentant de vos rare bien qu'existante conversations pour entretenir ce que tu avais développé à son égard. Tu la laissais vaguer librement et créer son propre chemin semé d'embuches. Tu ne t'étais pas fixé de délais pour t'approprier son existence. Mais maintenant, le moment était venu.
Le moment était venu de lui faire comprendre que ses actions ne l'affecteraient plus seulement elle, que ses allers et venus te concernaient aussi. Le moment était venu pour le marionnetiste de serrer ses ficelles. Et par les mots prononcés, tu lui demandais simplement de lâcher prise et de lui ceder la conduite de sa vie pour que tu puisses la façonner afin que jamais plus elle ne te revienne dans cet état.

Tes mains habiles avaient défait le haut de son tee shirt pour découvrir ses épaules et constater les bleus présents. Le visage toujours aussi froid, tu te mords maintenant l'interieur des joues pour contenir le venin qui te brule la gorge.
S'en était trop.

Tu lui tourne le dos pour soupirer, décidant d'aller calmer tes nerfs en fermant la fenêtre encore ouverte.

Je t'interdis de sortir.

Tranchant et glacial, l'ordre était net et sans retour. Tes mains serrent le rebord de la fenêtre au point que tu sens les échardes du bois encore brut rentrer une à une sous ta peau. Il fallait que tu serres quelque chose. Au point de le briser.

Parles moi, j'ai besoin que tu me parles.




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Leiko Downfeather

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MessageSujet: Re: I've become so Numb   Jeu 16 Aoû - 18:07

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A peine avait-elle frappé à la fenêtre que celle-ci s'ouvrit presque comme par magie. Leiko était toujours suspendue à sa rambarde, ses pieds presque décollés du sol, seul un ou deux orteils étaient encore sur l'herbe. Puis une silhouette apparut dans l'encadrement, une silhouette qu'elle avait désespérément voulu voir mais qui actuellement lui faisait presque peur, surtout son regard. Froid. Quelle idiote, comment avait-elle pu croire que c'était une bonne idée de venir ici ? Elle l'a observée des centaines de fois, d'accord, mais en tout et pour tout ils ont du se parler que cinq fois, elle en était obsedée, mais ça ne voulait pas dire que l'inverse était vrai.

Soudain elle senti ses pieds décoller tout à fait du sol, Et la chaleur de la pièce lui engourdir les membres. Mais surtout, surtout es mains de Victor contre sa peau.

Ma poupée

Leiko écarquilla les yeux, Non, Elle avait dû mal comprendre à cause de ses acouphènes qui persistaient. Sa voix était froide, comme toujours, mais ces deux simples mots suffisaient à réchauffer le coeur de la démone. Un surnom, c'est comme ça qu'elle le voyait. Cela signifiait qu'il lui était attaché, et rien queces deux petits mots avaient suffit l'espace d'un instant à lui faire oublier la douleur. Elle vit ses yeux glisser sur son corps, ses blessures, elle avait presque honte de le lui montrer, elle, la fille imbattable. Mais il répéta encore

Ma poupée

Et il glissa une main sur sa joue. Leiko ferma les yeux, profitant de ce toucher soyeux sur son visage endolori, une douceur qui venait presque effacer la dureté de ce qu'elle venait de subir. Mais ce fut de courte durée car sa main fila maintenir une de ses épaule. Elle se laissa guider comme un automate vers une méridienne. Elle se laissa allonger, profitant là encore du toucher de sa main contre sa nuque. Sa nuque si fine qu'on pourrait l'étrangler d'une seule main.
Puis il la releva doucement pour la coller contre lui. Elle se laissa faire, humant son odeur suave et, pour elle, réconfortante. Ici, dans le creux de son cou, elle se sentait en sécurité. Plus qu'elle ne l'a jamais été. Comment un être si froid pouvait lui procurer autant de chaleur ?

Je veux juste que tu me laisses faire maintenant.

Cette phrase murmurée à son oreille la fit frissonner. Pour elle, cette phrase qui signifiait "Je vais m'occuper de toi" N'était pas valable que pour ces soins. Mais aussi pour les moments à venir. Pour Leiko c'était la phrase qu'elle voulait entendre, une promesse, une promesse d'une personne sur qui compter, à qui parler, une promesse qu'à présent tout irait bien pour elle, pour eux ?
Le froid envahit son corps, Son T-shirt venait d'être retiré et es dégâts étaient visibles. Des bleus sur son dos, son ventre, ses côtes, ses bras, ainsi que des écorchures. Elle leva les yeux vers lui mais ne vit rien d'autre que son regard froid, un regard indifférent, pourtant elle aurait juré y voir un éclat de haine.
Il se releva brusquement. L'hybride tendis la main pour essayer de le retenir, elle ne voulait que lui que sa chaleur, le reste n'avait plus d'importance. Seul Victor comptait à présent. Le bruit brut de la fenêtre qui se ferme la fit brièvement sursauter.

Je t'interdis de sortir.

Dans son état normal Leiko aurait protesté, rien ni personne ne lui interdisait quoi que ce soit. Mais tout d'abord elle était très affaiblie et deuxièmement c'était Victor. Même si cette injonction avait fait s’accélérer son coeur, comme un présentiment, cela la rendait heureuse. Interdit de sortir ? Très bien, cela signifiait qu'elle passerait son temps avec lui. Et c'est à présent ce qu'elle désirait plus que tout au monde.

Parles moi, j'ai besoin que tu me parles.

Avait-elle bien entendu ? Besoin ? Victor avait Besoin que Leiko fasse quelque chose pour lui ? Il lui tournait encore le dos, et Leiko pouvait entendre le bois de la fenêtre craquer. Il devait contenir sa colère, Leiko ne connaissait pas ça car elle la laissait toujours éclater. De ce fait elle ne savait pas comment calmer quelqu'un. Quoi faire ? Parler d'autre chose comme si de rien n'était ? Parler de e qu'il s'était passé au risque d'accentuer sa colère ? Elle regarda ses mains et ses bras écorchées. Et la chambre dans laquelle elle était, et les mots commencèrent à sortir tout seuls.

Tu sais ... Je suis venue ici comme un automatisme. Parce que ... Parce que tu étais la seule personne que j'avais besoin de voir. Je voulais te voir. Je sais, je sais que c'est idiot parce qu'on ne s'est parlé que quelques fois mais ...

Elle prit une grande inspiration, trop de choses lui remontaient en tête, trop de choses, de paroles dites, de regards lancés lui revenaient en tête. Sans qu'elle ne sache pourquoi les larmes commencèrent à lui monter aux yeux, et ce n'était pas à cause de la douleur.

Je ne sais pas, tu étais la personne pour qui me voir dans cet état, voir autre chose que le masque que je porte était le moins grave parce que ... parce que toi tu as déjà brisé ce masque, la première fois que l'on s'est vus tu te souviens ? Tu l'as brisé si facilement ...

Elle serra les poings contre la méridienne.


Comme si ... Comme si tu avais lu à travers moi, que tu ne t'étais pas laissé berné par ce rôle de fille froide et méprisante. C'est pour ça, pour ça que je suis venue, car toi, tu savais déjà. Et aussi ...


Non, pas maintenant, trop tôt, bien trop tôt pour révéler quoi que ce soit, même pas à elle même. Aussi quoi ? Qu'elle le trouvait fascinant ? Énigmatique ? Magnifique ? Qu'elle pensait à lui tous les jours ? Qu'elle l'observait dès que l'occasion se présentait ? Que c'était penser à lui qui avait réveillé son instinct de succube la dernière fois ? Qu'elle avait des sentiments pour lui ? Hors de question. Pas maintenant. Il fallait trouver autre chose.

Et aussi parce que j'avais besoin de te voir.

En dire sans trop en dire. Parfait, croyait-elle. Même si elle savait que chacune de ses paroles allaient être analysées par le Puppet Master. Elle désserra les poings, continuant de l'observer. Elle ne voulait qu'une chose à présent, rester. Rester à ses côtés, rester près de lui, parler toute la nuit ou au contraire juste rester à s'observer. tout lui convenait tant qu'elle restait ici. Son corps se détendit de toute la tension accumulée. Elle avait toujours mal, mais au moins elle se sentait en sécurité.
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Victor Keinz

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MessageSujet: Re: I've become so Numb   Dim 19 Aoû - 23:29

I've become so numb
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Son corps est touché et sa vue t'es insupportable, voici la raison pour laquelle tu lui a tourné le dos. Ce corps, tu ne l'a que trop observé lorsqu'il se présentait face à toi. Ces membres fins, ces os saillants, cette peau pâle qui laissait deviner le tracé de ses veines et les vestiges de quelques cicatrices.
Cicatrices.
Tu as toi aussi des cicatrices, monstre. Ton corps en est recouvert. Mais silence Victor ; personne ne doit le voir. Ca aussi, c'est un secret.

Les yeux fixés sur la fenêtre, tu en saisi chaque détails pour que ton esprit analytique s'échappe un instant de cette situation. Tu as besoin d'un jeu, d'une occupation, d'une chose qui pourrait l'espace d'un instant faire stopper ce qui se réveille en toi. Habituellement, tu aurais mis en marche ton enorme boite a musique mais tu ne pouvais pas te permettre de t'éteindre de la sorte alors qu'un regard hétérochrome est posé sur toi comme si tu étais la seule bougie d'une pièce sombre.
Tes mains se resserent encore plus.

Pendant un court instant de silence placide, tu imagines ce que peut ressentir ta pouée brisée, derrière toi.
Ressentir.
Sais-tu seulement ressentir ? Que connaais-tu des émotions, des émois que peut ressentir un coeur ? Encore faudrait-il que tu en sois doté.
Parfaitement embrumé, ta tête vascille à mesure que tu imagines le rythme qui pourrait être donné à cette situation. A cette pièce.

Cruelle dans sa simplicité, ta chambre est toujours éclairé à la bougie. Une lumière plus forte t'agresserai, risquerai d'agresser ce qui se cache ici et surtout : elle ferait ressortir les défauts. Triste réalité de la lumière artificielle, elle semble se plaire à accentuer ce qui est anormal et athrophié. Autant dire que tu n'y survivrai pas. Pourtant, c'est bel et bien un led de lumière bleu qui trône au dessus de ton pupitre comme une arme qui attend cyniquement de pouvoir révéler tout ce qu'elle peut voir.
Ta chambre.
Tu te retournes et constate, tu te tais et observe. Les murs blanc cassé ressortent grisâtre, quelques fissures se démarquent et se mélanges avec des reliquats d'insectes ou autres petits animaux froidement cloué. Certains semblent implorer du regard une clémence dont ils n'ont visiblement pas eu gain.
Des croquis illisible à l'encre de chine, un miroir fêlé. Une histoire ombragé.

Ton regard glisse. Juste derrière la méridienne sur laquelle ta poupée est sagement disposée, une cloche de verre recouvre un branchage sur lequel est lové le cadavre d'une vipère. Derrière, de petites marionettes forment un public avisé mais tristement funeste. Tout ca et bien plus encore forment ton univers, l'univers dans lequel tu n'as encore jamais fait rentrer personne. Pas même la femme de ton père.

Mais à présent, tu n'es plus seule dans ce labyrinthe vénéneux, comme dit précedemment : tu es la lueur d'un regard aux nuances particulières.

Tu la fixes à présent alors qu'elle fait résonner sa voix à travers la pièce. Les premiers mots furent inutiles, une sorte de prémice polie, une introduction lancinante que tu te hâtes de balayer d'un haussement de sourcils. Silence. Elle continue.
Mots à mots, tu suis ses paroles avec tes pas silencieux. Le corps droit et certain de ta trajectoire, tu viens te mettre devant elle alors que le rideau tombe doucement. Là, maintenant, tu vois qu'elle est blessée. Et bien plus que ce que son physique se plaît à exposer. Tes doigts malins tapotent le tissus de son siège en suivant une partition dont tu es le maître alors qu'elle se livre un peu plus. Elle évoque votre première rencontre, celle à laquelle tu penses le soir alors que ton esprit sombre dans les bras de morphée. (C'est ki cet pute?)
Tu expires et ton regard s'adoucit quelque peu. Elle admet que son existence repose sur un mensonge que tu as vu tanguer.
Evidemment ; on ne ment pas à un menteur.

Sous ces dernières paroles, tu te redresses. Après lui avoir tourné le dos sans un mot, tu cherches dans une petite dépendance en inox une boite conséquente - en inox elle aussi- de laquelle tu sors un necéssaire d'instruments médicaux et chirurgicaux parfaitement disposés. Ils brillent et sentent le désinfectant, désinfectant que tu saisis après avoir déposé la boite au pied de la méridienne. Alors que tu imbibes une compresses, tu fais finalement résonner ta voix à ton tour.

Un besoin, n'est-ce pas?

Avais-tu dis, pas plus fort qu'un murmure presque méprisant. Tu t'agenouilles et saisis doucement son avant bras, tu le manipules avec douceur tout en continuant.

De quoi as t'on réellement besoin ? De choses sans lesquelles la mort nous attend.

Tu fais glisser le desinfectant sur les petites plaies pour commencer en resserrant ton étreinte dans la mesure d'un sursaut dû aux picotements et ainsi, tu poursuis.

Un Homme a besoin d'eau. Sinon il meurt. Il a besoin de se nourrir. Sinon il meurt.

En concluant, tu relèves ton regard pour qu'il transcende le siens, stoppant tout mouvement.

Tu serais morte si tu n'étais pas venue?

Même si l'on pouvait sentir une légère moquerie méprisante dans ces mots, la vérité est que tu exposes une réelle interrogation. Aurait-elle péris sans toi, à cet instant ?
Ce n'est qu'une facon de prendre les mesures des prochaines ficelles dont tu vas l'encombrer. En secret, bien entendu.
Tu reprends maintenant tes soins en l'allongeant un peu plus. Tu repositionnes doucement ses cheveux pour terminer par caresser sa joue.

Tu ne trompes personnes, Leïko.


En référence au discours qu'elle avait tenu avant, certainement.

Je n'ai rien brisé de toi, je t'ai à peine effleuré. Comment est-ce que tu peux affirmer que j'ai pu briser quelque chose ? Sais-tu seulement qui je suis ? Sais-tu seulement ce que je veux ?

Pas d'émotions particulières en perpectives, ta bouche continue de parler tandis que tes mains habilles la couvrent maintenant de bandage.

Je ne suis rien. Quant à ce que je veux, ce n'est rien de plus que ce que je suis en train de faire.

Soulevant sa main pour illustrer tes paroles, ta tirade est loin de toucher à sa fin.

Réparer.
Je veux simplement te réparer, soigner tes maux, panser tes blessures. Te parfaire de manière à ce que la prochaine main qui tente de te frapper soit détruite par le seul contact de ta peau. Une perfection indestructible.


Soudainement, tu lâches sa mains pour approcher ton visage du siens, brisant toute limite de bienséances comme tu te plais à le faire depuis votre rencontre.

Maintenant joue franc jeu avec moi, prouve moi que mes efforts ne serons pas vains et par pitié, ne m'obliges pas à te détruire pour tout recommencer. Tu as une chance, j'ai ma chance, saisis là.





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Leiko Downfeather

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MessageSujet: Re: I've become so Numb   Jeu 23 Aoû - 14:20

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Alors que l'hybride se confiait à Victor celui-ci promenait son regard un peu partout dans la pièce, comme si il n’écoutait qu’à moitié ce qu’elle avait à lui dire. Mais ce n’était qu’une impression, Leiko le savait, elle savait qu’en réalité il analysait chaque mot, chaque intonation, chaque micro-expression de son visage pour en déduire ce qu’elle voulait raiment dire et pouvoir la relancer sur ce qu’elle cache tout juste après qu’elle ait terminé sa phrase.  Il se leva soudainement de la méridienne sur laquelle il s’était assis pour l’écouter et sorti une boîte en inox dans laquelle se trouvait des instruments médicaux. Leiko les connaissait bien, combien de fois avait-elle joué avec leurs semblables lorsqu’elle accompagne sa mère à la morgue ? Scalpel, pince, écarteurs, elle connaissait chaque objet et leurs utilisations. Ses yeux glissèrent vers ceux de Victor, il était concentré sur ce qu’il faisait, imbiber une compresse de désinfectant. L’odeur de l’antiseptique monta jusqu’à ses narines et, instinctivement, elle prépara son bras droit. Elle allait être soignée, elle le savait.

Un besoin, n'est-ce pas?  De quoi as t'on réellement besoin ? De choses sans lesquelles la mort nous attend.  Un Homme a besoin d'eau. Sinon il meurt. Il a besoin de se nourrir. Sinon il meurt. Tu serais morte si tu n'étais pas venue?

Plusieurs sensations avaient envahi la démone, tout d’abord, celle qui alluma tous les récepteurs sensoriels : la douleur. L’antiseptique passé sur ses plaies ainsi que les plaies elles-mêmes lui faisaient mal. Instinctivement elle voulut retirer son bras, c’est alors que la deuxième sensation se fit sentir, celle de la poigne de Victor qui retenait son bras. C’était délicat mais suffisamment fort pour l’empêcher de bouger.  La peau de Victor avait beau être plus froide que la normale elle procurait tout de même un sentiment de chaleur dès que celle-ci entrait en contact avec celle de Leiko. Enfin, dernière sensation : mentale. Victor avait écarté l’importance de sa confession comme on le ferait d’un insecte. Comme si ce qu’elle venait de lui dire n’était que futilités. En serrant le poing pour contenir la douleur que lui procuraient les soins elle lui répondit.

Ce dont tu me parle ce n’est que de la survie. Les besoins primaires. Mais pour vivre, on a besoin de plus que ça. Je ne serais pas morte physiquement, non. Mais là-dedans …

Elle se tapota la tempe de sa main libre

Oui, c’est une certitude.

Les soins continuèrent, il l’allongea doucement en passant une main tendre sur sa joue. La démone adorait ça. Dès qu’elle sentait on contact sur sa joue c’était comme une promesse, une certitude que maintenant tout irait pour le mieux. Malgré toutes les fois où, lui semblait-il, il rejetait ses sentiments, ces caresses étaient comme une acceptation de ceux-ci Et c’était tout ce qu’elle désirait sur le moment.

Tu ne trompes personnes, Leïko. Je n'ai rien brisé de toi, je t'ai à peine effleuré. Comment est-ce que tu peux affirmer que j'ai pu briser quelque chose ? Sais-tu seulement qui je suis ? Sais-tu seulement ce que je veux ?  Je ne suis rien. Quant à ce que je veux, ce n'est rien de plus que ce que je suis en train de faire.

Les yeux de l’hybride s’embrumèrent, c’était vrai, elle ne le connaissait pas, elle ne savait strictement rien de lui à part son nom, dans quelle classe il était et où il habitait. Rien de plus. Lui, savait tellement d’elle ! Il lisait en elle comme dans un livre ouvert. Il était normal que ce soit lui qui prenne le contrôle. Comment pouvait-elle prétendre le contraire ? Elle s’était fait tant de films, tant de scénarios où ils finiraient ensemble, partenaires du crime. Mais encore une fois, ses espoirs avaient étés balayés. Il n’était rien. Rien pour elle. Du moins le croyait-il. Il lisait en elle mais il lui semblait qu’il n’avait rien compris. Ou alors, et c’était le plus probable, qu’il avait parfaitement compris et qu’il jouait avec elle. Il prit sa main, ses mains étaient si douces avec elle, mais à la fois tellement fermes ! Elle aurait aimé pouvoir sentir ce contact sur elle jusqu’à la fin des temps.

Réparer.  Je veux simplement te réparer, soigner tes maux, panser tes blessures. Te parfaire de manière à ce que la prochaine main qui tente de te frapper soit détruite par le seul contact de ta peau. Une perfection indestructible.

Leiko sourit, une promesse, là encore. Mais plus que ça. Une invitation à continuer de se battre, encore. Et pas pour elle, pour lui. Il venait de lui donner une raison de ne rien abandonner, de continuer malgré tous les obstacles avec la promesse que quoi qu’il arrive, il sera là. Pour réparer son corps, mais aussi sa tête et plus que tout, son cœur. Ces mots la réchauffaient, elle, la fille froide et insensible. Chacun de ces mots résonnaient dans sa tête comme une mélodie et son sourire s’agrandit.
Il s’approcha d’elle, la tête dangereusement trop proche de la sienne.  Si proche, comme à chaque fois. Leurs souffles se mêlaient. Le cœur de la démone s’accéléra et elle releva les yeux pour regarder les siens.

Maintenant joue franc jeu avec moi, prouve moi que mes efforts ne serons pas vains et par pitié, ne m'obliges pas à te détruire pour tout recommencer. Tu as une chance, j'ai ma chance, saisis là.

Les mots raisonnaient dans sa tête. Trop d’informations, beaucoup trop, ses mots qu’elle tentait d’analyser, son souffle qui se mêlait au sien, ses yeux qui la fixaient, la chaleur qui émanait de son corps dans laquelle elle ne voulait qu’une chose : se perdre.
Jouer franc jeu ? Carte sur table ? Comme si elle allait oser. Comme si c’était la bonne chose à faire. Mais son cerveau e pouvait plus réfléchir. Il ne cessait de lui envoyer des informations contradictoires : Douleur de son corps, bonheur d’être là, mal à l’aise, désir qu’il soit plus proche, envie de pleurer, envie de rire, envie de le frapper, envie de … C’est ce qu’elle fit. Sans réfléchir. Jouer franc jeu ? D’accord. D’un geste elle souleva sa tête pour coller ses lèvres contre les sienne. Elle ferma les yeux et passa sa main dans ses cheveux. Ses lèvres étaient si douces, et elle était si proche de lui. Elle aurait aimé plus, se coller contre lui, l’enlacer de ses bras, sentir sa peau contre la sienne … Mais il ne fallait pas se faire d’illusions. Elle savait que ce n’était probablement pas la réponse qu’il attendait, et même qu’il n’aurait certainement pas voulu ça. Qu’elle conne elle était, à continuer de croire. Elle se sépara de lui, ce baiser n’avait duré que quelques secondes, mais pour elle c’était une éternité. Elle rouvrit les yeux pour tenter un regard, tenter d’analyser son expression. Sa main se retira de sa joue et elle le regarda enfin. Comment allait-il réagir ? Serait-il en colère contre elle ? Indiffèrent ? Elle aurait préféré n’importe quoi plutôt que ça. Qu’il la jette dehors, qu’il la frappe même plutôt qu’une cruelle indifférence.

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I've become so Numb
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